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Samedi 28 mai 2005

HOCKEY SUR GLACE | Assemblée des délégués de l'Association cantonale bernoise à Sonceboz-Sombeval

 

Du Fuet-Bellelay au grand «SCB»

 

Les clubs de hockey sur glace du canton de Berne se retrouvent aujourd'hui à Sonceboz pour tenir leurs assises annuelles. Au fait, une association cantonale, ça sert à quoi ?


Laurent Kleisl

Dans le cadre des festivités du 60e anniversaire de son Club des patineurs, Sonceboz-Sombeval accueille aujourd'hui l'assemblée de délégués de l'Association cantonale bernoise de hockey. Fondée à Bienne en 1945, l'ACSHG, pour faire plus court, est surtout connue du grand public pour l'organisation de la Coupe Coop.

 
Mise sur pied pour les équipes de 3e et 4e ligues, cette compétition est destinée aux formations des cantons de Berne, Neuchâtel, Bâle Campagne et Soleure. Cette année, en finale, l'EHC Oberlangenegg de Patrick Glanzmann, le nouvel entraîneur tramelot, a pris le meilleur (2-1) sur Brandis II, remportant au passage les 1400 fr. de prime promis au vainqueur. Les régionaux ? Tramelan  II a chuté en demi-finales face aux mêmes Oberlandais.

Hélas, mille fois hélas, le sponsor principal de la Coupe intercantonale a retiré ses billes. «L'année prochaine, nous devrons sortir 6000 fr. de notre poche», glisse Anton Bartlomé, vice-président de l'ACSHG. Le citoyen de Bévilard d'ajouter: «Heureusement, nos finances sont bonnes. Nous organisons cette Coupe surtout pour offrir un petit plus aux clubs avant et pendant le championnat.»

«Un rôle administratif»

 
En hockey, les divers championnats sont gérés à l'étage en dessus. Dans notre coin de pays, c'est la Ligue romande de Jean-Marie Viaccoz qui organise la saison de la 1re à la 4e ligue. Dès lors, une association cantonale, ça sert à quoi ? «Notre but est de promouvoir le hockey et de répartir les subventions du fonds du sport, reprend Bartlomé. C'est vrai, nous n'avons aucune influence sportive. Notre rôle est plutôt administratif. Je crois savoir que les clubs sont assez satisfaits de notre travail.»

 
Avec 82 membres affiliés, dont 10 clubs romands, l'ACSHG est la plus importante association cantonale de hockey du pays. Du Fuet-Bellelay aux mouvements juniors du CP Berne et de Langnau, tous patinent sous la même bannière. «Nous avons dû changer nos statuts à cause de ces deux clubs professionnels, souligne Bartlomé. Seuls leurs mouvements juniors sont membres de l'association. Les subventions n'osent pas revenir à des pros.» Rappelons que, des 70,5 millions distribués par le Sport-Toto en 2004, deux sont revenus au hockey à l'échelle nationale.

Le travail avec la relève

 
«En plus de la gestion des subventions du Sport-Toto et de l'organisation de la Coupe intercantonale, nous aidons les clubs dans la formation», précise encore Bartlomé, bras droit romand du président Paul Hochuli. Dans le domaine, André Ducommun joue un rôle clé.
 
Président de la commission technique romande de l'ACSHG, ce Tramelot parcourt la région à la recherche de talents. «Dans le cadre de l'association, nous alimentons deux sélections alémaniques (M13 et M14) et une sélection romande (M14), explique Ducommun. Nous soutenons également les clubs formateurs. Cette saison, l'association a versé 12 000  fr. aux clubs romands et 70 000 fr. aux alémaniques.» Dans le coin, Saint-Imier, Tramelan et Moutier ont été arrosés.

«Le but, reprend l'ancien responsable du mouvement juniors des Lovières, est de détecter et d'aider au développement des futurs cadres des équipes nationales. Dans le domaine, nous collaborons étroitement avec les Jurassiens et les Neuchâtelois.»

Les grands clubs profitent directement de ce travail à la base. Ainsi, certains talents partent en Ajoie, à La Chaux-de-Fonds ou à Bienne, d'autres montent encore plus haut. Le CP Berne ne vient-il pas de repérer le jeune et talentueux Franc-Montagnard Maël Gigon ? «L'idéal serait d'avoir un club de LNA dans la région», soupire Ducommun. Ses pensées vont sans doute au Stade de Glace biennois...

Voilà, une association cantonale, cela sert à tout ça. Un travail de l'ombre, un labeur de fourmis, en coulisses, pour la promotion du hockey. On appelle ça la passion. L. K.

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Hockey sur glace
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Mardi 24 mai 2005

HOCKEY SUR GLACE | Le HC Bâle s'intéresse aussi à Jean-Jacques Aeschlimann


 

Alain Reist fidèle à Lausanne
 

Alain Reist s'est décidé: il jouera au moins une saison en LNB avec Lausanne. Le Biennois a donné son accord hier matin aux Vaudois. En fait, il n'avait pas vraiment le choix...


Laurent Kleisl

 

Dur dur, la vie de hockeyeur! Sans club depuis la relégation du LHC en deuxième division, Alain Reist (25 ans) s'est résigné à... resigner. «J'ai donné mon accord lundi matin, confie l'ancien défenseur du HC Bienne. Il ne reste plus qu'à mettre tout cela au propre et à signer le contrat.»

 
Le papier à parapher parle d'un engagement pour les deux prochains championnats et d'une troisième saison en option. Avec une petite astuce... Ledit accord ne prévoit qu'une seule année en LNB. Le solde se jouera en LNA. «En fait, explique le futur signataire, si le LHC ne fête pas la promotion à la fin de la saison prochaine, le contrat sera annulé.» Pas sot, Reist ne devrait ainsi jouer qu'une seule campagne en LNB. Avec, en cours de route, un premier passage dans le vestiaire visiteur du Stade de Glace ! «C'est vrai, je n'ai jamais joué contre Bienne», rigole-t-il.

Sa fidélité au LHC, Reist la doit aux circonstances. Etabli dans l'élite depuis quelques saisons, il désirait continuer à travailler en LNA. «C'est un peu bouché, il n'y a pas que moi sur le marché», soupire-t-il. A Lausanne par dépit? «Je n'avais pas trop le choix. Mais je ne voulais pas me retrouver sans employeur au mois d'août. Reste que le LHC construit une belle équipe qui aura pour objectif de faire des résultats. Et l'offre que les Lausannois m'ont faite est très correcte.» A Malley, le porte-monnaie sent encore un peu la LNA...

Aeschlimann se tâte toujours

 
Un second Biennois avait à prendre une grande décision ce week-end. Alors, «Jay-Jay», on a fait ses devoirs ? «Désolé, je ne me suis pas encore fixé», coupe Jean-Jacques Aeschlimann (38 ans). Nouveau sujet de réflexion, après Lausanne - pour un contrat de deux ans - et Genève Servette, c'est maintenant le HC Bâle qui s'est approché de l'attaquant luganais. «Les Rhénans se sont manifestés ces derniers jours, confirme Aeschlimann. Maintenant, j'attends d'avoir toutes les cartes en main pour prendre une décision.» Il veut du concret, «JJA».

 
Jeudi dernier, c'est avec les dirigeants du LHC que l'ex-international s'est entretenu. Une rencontre, ma foi, fort constructive. «Leur discours est vraiment très intéressant, je ne m'en cache pas...» Lausanne, en LNB, avec Reist et Aeschlimann, défiant le HC Bienne dans un Stade de Glace surchauffé: ça promet quelques étincelles !

Joggi à Bienne avec un nouveau contrat ?

 
Souvenez-vous, un troisième Biennois s'était engagé avec le LHC, alors en LNA: Mathias Joggi. Les Vaudois relégués, l'attaquant de 19 ans du HCB cherche de l'embauche dans un club de l'élite. Pour ce faire, il a résilié le contrat qui le liait aux Seelandais jusqu'au printemps 2007 (voir Le JdJ de samedi). «L'accord stipulait que je ne pouvais quitter le club pour la LNA uniquement à la fin d'une saison, précise Joggi. Nous l'avons résigné afin de discuter d'une clause me permettant de rejoindre l'élite en cours de championnat.» Simple, non?

 
Le Seelandais, auteur de 13 buts et 11 assists cette saison, dit intéresser le néopromu bâlois. «La situation n'est pas très claire», souffle-t-il. Il ajoute: «J'aimerais jouer en LNA, car j'estime que c'est le bon moment pour moi de faire le saut. Mais je suis conscient que même en LNB, j'ai encore beaucoup de choses à apprendre.» D'ailleurs, ne suit-il pas l'entraînement d'été du HC Bienne ? L. K.

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Hockey sur glace
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Lundi 23 mai 2005

Escrime | Coupe du monde à Tallin

Marcel Fischer
dix-septième
 
«C'est pas super...» Un peu amer, Marcel Fischer. Dimanche en Estonie, le champion olympique et No 1 mondial à l'épée n'a pris que la 17e place du tournoi Coupe du monde de Tallin.

 
Il y a trois semaines, au Grand Prix d'Heidenheim (Allemagne), le Biennois s'était hissé au 33e rang. Pas terrible. Hier, c'est au deuxième tour qu'il s'est incliné. En face, l'Italien Mazzone. La progression est légère. «A Tallin, tout s'est joué sur une seule touche, explique Marcel Fischer, contacté hier alors qu'il attendait sa correspondance aérienne à Copenhague. Au premier tour, face au Suédois Larsson, c'était vraiment la catastrophe. J'ai très mal tiré.» Et, paradoxalement, il réussissait tout de même à s'imposer 9-8.

 
Le deuxième tour, par contre, Marcel Fischer l'a joué avec une épée plus en verve. Sans résultat toutefois. «C'était mieux, convient-il. En fait, j'ai plutôt bien tiré face à Mazzone. Dans la dernière minute, à 5-5, j'ai trop attaqué. Il a pris la touche... Tout s'est joué à ce moment-là. Bien sûr, cette 17e place est une déception. Mais en fin de compte, ce n'est pas bien grave.»

 


La méforme actuelle du champion d'Athènes s'explique toujours par sa situation professionnelle. «J'ai encore deux mois et demi de stage à l'hôpital du Bruderholz, à Bâle, note l'étudiant en médecine. Je sens que j'ai du retard dans ma préparation. J'espère pouvoir m'entraîner deux à trois fois par semaine jusqu'au tournoi de Lisbonne, au début du mois de juin. Au Portugal, mon but est de terminer dans les huit premiers.»

 

Numéro un mondial plus pour très longtemps

 
En attendant, même si la question est annexe à ses yeux, Marcel Fischer reste toujours le Roger Federer de l'épée. «Je vais perdre cette place de No 1 mondial lors des manches de Coupe du monde à l'extérieur du continent, coupe-t-il. Mais ce n'est pas très important. J'espère seulement conserver un classement dans les 16 meilleurs, ceci en vue des championnats d'Europe et des Mondiaux.» Cela semble tout à fait faisable. L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Divers sports
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Lundi 23 mai 2005
Ce curieux animal mental

 
Laurent Kleisl

 
Tout est dans le mental. Au boulot, à la maison, en société, au foot avec les copains, on ne parle que de lui: le mental. Vous voulez faire carrière? Avec le mental, vous y arriverez. Votre équipe de hornuss bat de l'aile? Il faut travailler le mental. Il est partout, le mental. D'ailleurs, l'homme est devenu tellement «mental» que les frontières psychologiques sont devenues plus difficiles à franchir que celles qui séparent les états. Le prix du paquet de cigarettes en est un bel exemple. Combien d'entre nous n'ont-ils pas posé le briquet au moment où la vingtaine de tiges a passé la barrière de la thune! J'en suis. Mieux, le désormais mythique 0,5‰ est devenu le must en matière de contrainte psychologique. Après tout, ce n'est pas plus mal. Et les dommages collatéraux de cette barrière mentale sont des plus surprenants. Début mars, lors de la visite d'une bonne table de la jeune République, après un repas copieux arrosé de quelques vins délicats, les convives passent aux cafés-goutte. A la surprise du chef! «Vous êtes les premiers clients à me commander des digestifs cette année!» On aurait tant voulu résister. Tout est question de mental, paraît-il...
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Extra
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