HOCKEY SUR GLACE
«Je veux rester»
Trois buts et un assist: samedi à Coire, Alexandre Tremblay (28 ans) a signé son retour de la pointe de sa canne. L'attaquant québécois venait de tirer un trait sur sept matches de championnat
pour soigner des adducteurs douloureux.
Laurent kleisl
Un seul être vous manque... Le HC Bienne avec ou sans Tremblay, ce n'est pas pareil. Malgré toute sa bonne volonté, l'Américain Brian Felsner est resté à des années-lumière du rendement du
Québécois. Et pour son come-back, Sir Alex a grandement contribué à la victoire seelandaise, samedi à Coire (7-4). «Brian a réalisé deux bons derniers matches, note l'entraîneur Heinz Ehlers.
Mais avec Alex, c'est différent, c'est un autre genre de joueur avec sa vitesse et son sens du but. Alex, c'est une grande part de l'équipe.» On appelle cela un beau compliment.
Alexandre Tremblay, ça fait du bien de vous revoir sur patins!
J’avais tellement hâte. Dans ma carrière, je n’ai jamais connu de grosse blessure. Mais un mois sans jouer, c’est
long...
Vous vous êtes blessé le 20 septembre face à la Suisse M20. Qu’avez-vous fait ces quatre dernières semaines?
Beaucoup de vélo, à raison de cinq à six séances hebdomadaires, au point
que je suis prêt pour disputer le Tour de France! J’ai essayé de patiner «léger» la première semaine. J’ai tout de suite senti de petites douleurs. J’ai ensuite tenté le coup lors de la troisième
semaine. Le mal était encore trop intense. En réalité, j’ai repris l’entraînement jeudi passé.
Un coup du chapeau pour recommencer, pas mal!
Mes jambes n’ont pas brûlé, cela doit venir du vélo! Pour un match de reprise, je pensais connaître davantage de difficultés. Le physique
a suivi. Je me sens vraiment bien.
Vous être devenu un élément incontournable au HCB. Avez-vous déjà évoqué votre avenir avec les dirigeants?
Non, pas encore. Mon contrat actuel arrive à échéance en avril 2008.
Et si le club vous proposait une prolongation?
Oui, je veux rester à Bienne! Avec ma famille, nous nous sentons bien dans le Seeland. J’aime cette équipe et ses fans. Au HCB, j’ai
pris goût à la victoire. Mais si une équipe de LNA trouvait une raison de m’offrir une chance, bien sûr, je ne cracherais pas dessus.
Au Canada, on qualifie de «franchise player» le crack d’une organisation. Cela vous tente de devenir le «franchise player» du HCB?
(rires) Pourquoi pas?
Avec son début de saison fracassant, Marko Tuomainen vous fait presque de l’ombre!
La présence d’un joueur comme Marko me motive encore plus. La saison passée, tous les regards
étaient fixés sur les étrangers. Tout le monde voulait voir si l’on arrivait à jouer ensemble. A la longue, cela représentait une certaine pression. Cette saison, on ne se pose plus ce genre de
questions.
Tuomainen vous a dépossédé de votre casque de «topscorer»...
(rires) Au Canada, le casque jaune, cela n’existe pas. A mon arrivée en Suisse, je trouvais cette pratique étrange. Le
casque jaune, c’est surtout bien pour les fans. Cela permet d’identifier facilement les joueurs offensifs. Mais le hockey reste un sport d’équipe; c’est le travail collectif qui est récompensé
par des victoires. C’est clair, les buteurs sont davantage sur le devant de la scène aux yeux du public et des médias. Pourtant, un championnat se gagne par le boulot incessant des joueurs de
l’ombre, des gars comme Mauro Beccarelli. A quoi bon marquer trois buts si l’on en reçoit quatre? /LK
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