RSS feed

  • Flux RSS des articles

Coupe Spengler 2007

Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 21:33
HOCKEY SUR GLACE

Ménage à six prévu pour 2009

La Coupe Spengler et sa tradition. Immuable, éternelle comme les neiges grisonnes. Pourtant, un mythe est sur le point de s’écrouler. Pour l’édition 2009, les organisateurs du plus grand tournoi européen sur invitation prévoient de faire passer le nombre de participants de cinq à six.

Davos
Laurent Kleisl

La révolution se met en place, en douceur, dans les bureaux de Fredi Pargätzi, président du comité d’organisation. Désireux d’accommoder tradition et modernité, le grand ordinateur du tournoi passe à la vitesse supérieure. Dès 2009, six équipes, réparties en deux groupes, se disputeront le trophée. Deux matches qualificatifs, demi-finales, finale et matches de classement: c’est l’idée. Et le chef y tient!

Fredi Pargätzi, de quelle année date le format actuel de la Coupe Spengler?
(Il réfléchit, puis sourit) Franchement, je ne sais pas… 

Où en est le projet de passer à six équipes?
Pour le moment, ce n’est qu’une idée. Mais en tant que principal négociateur avec les clubs, je suis déterminé à aller jusqu’au bout, car cette réforme répond à leur demande.

Pourquoi changer une telle tradition?
 
Aujourd’hui, avec les contraintes du hockey moderne, il devient toujours plus difficile d’engager les meilleures équipes du continent. Imaginez: en Russie, la saison régulière s’étale sur plus de 60 matches. Nous devons diminuer la pression sur les formations en lice. Des clubs qui aimeraient venir à Davos retournent l’invitation parce qu’un programme comptant jusqu’à cinq matches en six jours est une trop grande charge pour leurs joueurs. Pour les clubs russes notamment, avec les distances à parcourir, le tournoi est très exigeant. En plus, pour les équipes qui n’en ont pas l’habitude, l’altitude ne facilite pas la répétition des performances. 

Quels sont les principaux obstacles à cette réforme?
Tout d’abord, nous devrons construire un sixième vestiaire. Mais le principal problème est avant tout marketing. Nous devons trouver la bonne formule, une formule attractive pour les spectateurs et qui répondent aux aspirations des équipes engagées. On parle de deux poules de trois. Pour des raisons économiques, le tournoi devra compter le même nombre de matches qu’aujourd’hui, mais avec une équipe en plus. C’est l’idée

Pour la sixième équipe, on parle du CP Berne…
Pourquoi pas? On pourrait aussi inviter le champion de Suisse? Ou encore une autre formation étrangère? Rien n’est arrêté. Selon sa provenance, une équipe coûte entre 150 000 fr. et 250 000 fr. à l’organisation. C’est vrai qu’un club suisse serait bien moins onéreux... /LK

 

Le Davos express


Stars en rade Annoncé comme l’épouvantail de la 81e Coupe Spengler, les Russes de Salavat Ufa devraient opérer sans leurs plus grandes vedettes, cet après-midi, pour leurs débuts davosiens. Gardien international, Milan Hnilicka est retourné en République tchèque pour régler des problèmes de visa. Quant à Oleg Tverdovsky, homme aux 758 matches en NHL, il s’est blessé vendredi lors du choc contre St-Pétersbourg. Aux dernières nouvelles, le défenseur urkainien n’avait toujours pas repris l’entraînement. Toutefois, avec les Koltsov, Perezhogin, Vorobyev et autres Grigorenko, le contingent de l’équipe russe aux 50 millions de dollars de budget n’en reste pas moins richement garni.

Un fin nez
Pierre-André Reuille n’a pas eu besoin de tour de chauffe. Observateur attentif du match d’ouverture entre Davos et Adler Mannheim, l’inénarrable consultant de la TSR lançait, à peine assis dans la tribune de presse: «Au HC Davos, ce qui me fait un peu peur, c’est le gardien…» Le dernier mot venait de claquer dans sa bouche que Reto Berra concédait le premier but du tournoi sur une déviation de Jeff Shantz. Toujours le fin nez, «Papy» Reuille. 

Un échec en commun
A part leur origine nord-américaine et leur participation à la Coupe Spengler 2007,quel point commun peuvent bien avoir Jeff Shantz, Pascal Trépanier , Kirby Law, Serge Aubin et Nick Naumenko? On lâche le morceau: ils ont tous échoué à obtenir la promotion en LNA avec… le HC Bienne! Shantz en 2004 contre le LHC, Trépanier en 2006 face à Fribourg Gottéron et les trois autres ce printemps contre Langnau. «Avec Jeff Shantz, on a échangé ces souvenirs, confie Trépanier, son coéquipier à Mannheim. J’ai suivi ce qui s’est passé cette année. J’ai vu que même avec Jiri Slegr, Bienne n’est pas monté!» Ce n’était peut-être pas le bon exemple… /lk

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2007
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /2007 21:36
HOCKEY SUR GLACE

Généreux Léventins

Derrière, le Tchèque Zdenek Kutlak et l’Américain Nick Naumenko. Devant, le pointeur canadien Erik Westrum. Comme l’année dernière, le HC Ambri-Piotta a généreusement fourni les rangs davosiens pour la Coupe Spengler.

Davos
Laurent
Kleisl

Le tournoi 2007 est vieux de 64 secondes. Après un choc viril à la bande de la Vaillant-Arena, le défenseur d’Adler Mannheim Dan McGills en vient aux mains avec le «Davosien» Erik Westrum. Le show a commencé. Et presque comme d’habitude, les hockeyeurs venus de la Valascia y occupent une place de choix. «Par tradition, Ambri a toujours libéré ses joueurs pour la Coupe Spengler», remarque Jean-Jacques Aeschlimann, assistant de l’entraîneur Jan Tlacil et coordinateur technique du club léventin. Au bout du fil, il poursuit: «Entre les deux organisations, il y a une bonne entente à tous les niveaux, tant à celui des dirigeants que celui des supporters. Ambri et Davos sont des clubs de montagnes, cela crée certains liens.»

Demeuré à la Valascia pour assurer le boulot sur la glace, «Jay-Jay» a dépêché Peter Jaks à Davos. «C’est toujours bien d’avoir quelqu’un là-bas pour regarder et écouter…», rigole le Biennois. En pratique, c’est Jaks, directeur sportif du HCAP, qui gère le dossier Coupe Spengler. «Il faut bien comprendre que c’est Davos qui nous demande des hommes, précise-t-il. En définitive, ce sont les joueurs qui décident. Entre les entraînements et la perspective de jouer dans un tournoi unique, leur choix est vite fait.» Pour libérer un employé, chaque club prêteur reçoit une indemnité fixe de 4000 fr. par casque, rien de plus. «Les primes promises par les équipes ne regardent que les joueurs», relève Jaks.

Westrum pèse 42 points en 33 matches cette saison avec l’offensive d’Ambri-Piotta. Le Canadien débarqué des Toronto Marlies (AHL) est une des révélations de la saison en LNA. Ses performances ne sont pas pour rien dans le redressement des Léventins en championnat. Pourtant, dans le feu du tournoi davosien, un accident est si vite arrivé… «Jamais un seul de nos joueurs n’est revenu blessé de Davos, coupe Jaks. Au contraire! Ces dernières années, Jean-Guy Trudel et Hnat Domenichelli sont revenus à Ambri encore plus motivés. Ils avaient apporté un souffle nouveau.»

S’il ne s’était pas gravement blessé à un genou, l’impressionnant Domenichelli aurait intégré le Team Canada. Comme «d’hab», en fait. «En cette période de l’année, je suis convaincu qu’il y a davantage de risques de se blesser à l’entraînement, car la concentration n’y est pas toujours, reprend Aeschlimann. En tant qu’assistant entraîneur, la présence de nos joueurs à Davos ne me pose aucun problème. Il est préférable pour eux de maintenir le rythme de la compétition plutôt que de s’entraîner une semaine entière.»

Vivant une situation sportive toujours délicate, Ambri n’a pas hésité une seconde à céder trois de ses mercenaires. Mais Ambri n’est pas tout le monde. En 2005, le CP Berne n’avait pas autorisé Pascal Trépanier à rejoindre le Team Canada. «A l’époque, j’étais certain qu’un joueur appelé par son équipe nationale était automatiquement libéré par son club, se rappelle le défenseur québécois d’Adler Mannheim. Berne m’avait informé qu’il refusait que je joue à la Coupe Spengler à moins de deux semaines du tournoi. Le Team Canada avait déjà réservé deux chambres pour ma famille et moi…»

En voilà un qui aurait adoré la Valascia. /LK
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2007
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /2007 21:39
HOCKEY SUR GLACE

«Je me suis fait avoir»

Meilleur compteur de LNA la saison dernière avec le CP Berne, Simon Gamache se préparait à retrouver la NHL. Enfin, il touchait au rêve! Les Toronto Maple Leafs ont eu tôt fait de l’expédier en ligues mineures. Un cauchemar...

Davos
Laurent Kleisl

A Davos, l’attaquant québécois de 27 ans reprend goût à la vie. Car l’ange blond du Team Canada traverse des moments difficiles. De superstar après un seul championnat en LNA, il est devenu un «rebus» de la National Hockey League (NHL). En début de saison, les Maple Leafs lui ont donné 11 matches dans la grande ligue, avant de l’expédier aux Toronto Marlies, le club école d’American Hockey League (AHL). Ses 82 points helvétiques de l’hiver passé ne sont plus qu’un lointain souvenir. «Je veux revenir en Suisse», dira-t-il.

Simon Gamache, la Coupe Spengler, c’est bon pour la tête!
 
Etre ici, cela me fait un bien fou... En plus, c’est la première fois que je porte le maillot du Canada. Vous savez, je n’ai absolument aucun plaisir en AHL. Les Toronto Maple Leafs m’ont laissé venir à Davos pour que je retrouve un peu le goût de jouer au hockey.

En juin, quand vous vous êtes engagé pour deux ans avec Toronto, pensiez-vous que la situation allait évoluer dans ce sens?
 
Pas du tout. En réalité, je me suis vraiment fait avoir par les Maple Leafs! Ils m’ont engagé sans me connaître, en jetant juste un œil sur mes statistiques. Ils se sont dit que je serais un bon joueur pour leur équipe ferme. Quand j’ai signé ce contrat, je n’ai pas eu le temps de réfléchir. Toronto et mon agent Paul Corbeille m’ont mis une pression énorme. C’était le 25 juin, je jouais au golf quand Paul m’a appelé. J’ai eu 25 minutes pour retourner chez moi, trouver un fax et retourner le contrat signé. Paul me poussait: «Simon, c’est la chance de ta vie, tu dois la saisir». Bla-bla-bla... Si j’avais su, si j’avais eu le temps de me renseigner sur les intentions de Toronto...

Pourtant, pour votre deuxième saison de contrat, Toronto vous assure un «one way», c’est-àdire un salaire de NHL quoi qu’il arrive!
 
Les Maple Leafs ont beaucoup d’argent, ils peuvent se le permettre. Ce «one way», c’était un appât, c’était juste pour me faire signer. Toronto a l’intention de me laisser en ligues mineures, c’est pour cette unique raison que j’ai été enrôlé. Je l’ai appris après coup.

Qu’il y a-t-il de si terrible en ligues mineures?
D’accord, j’y touche un bon salaire. Mais dans les «mineures», c’est tout ce qu’il y a autour qui est difficile à vivre. Les joueurs ne sont pas bien traités, on a l’impression d’être de la marchandise. Tout le monde se moque de se que vous pouvez bien penser. On est vraiment des numéros, je le ressens ainsi. Et on fait tellement d’heures de bus... Je veux rester en Suisse, j’en ai assez de l’AHL!

Le «SCB» vous a-t-il approché récemment?
J’ai parlé plusieurs fois avec Sven Leuenberger, le directeur sportif. Berne a proposé une grosse somme pour racheter mon contrat, mais Toronto n’a rien voulu savoir. J’ai également discuté avec John Ferguson, le manager général des Maple Leafs. L’organisation n’a pas l’intention de me laisser partir avant terme. Ma situation est simple: j’ai la corde au cou (il mime le geste). Je ne vois pas la lumière au bout du tunnel.

La rumeur vous prête pourtant des contacts en Russie…
A part Berne, aucune équipe ne m’a contacté. Mais je garde les oreilles ouvertes. Je dois rester positif. Même si, en ce moment, c’est très dur d’adopter cette attitude... /LK

 


Juraj Kolnik privilégie la qualité de vie

Depuis ses débuts en LNA avec Genève Servette, Juraj Kolnik fait un malheur. Davosien le temps du tournoi, il n’entend toutefois pas être le prochain «cas Gamache». La NHL, il y a déjà goûté: 240 matches et 95 points pour les New York Islanders et, surtout, les Florida Panthers. Ces deux dernières années, il était même un membre établi de la franchise de Miami. Pourtant... «Le printemps dernier, je n’ai pas reçu de contrat des Panthers, explique l’attaquant slovaque de 26 ans dans un français correct. Pour moi, il n’était pas concevable de me rendre à leur camp d’entraîne-ment sans garantie. Et je n’avais aucune envie de retourner en ligues mineures. Cette situation m’a invité à changer d’air.»

Quelques mails échangés avec le Servettien Jan Cadieux, son coéquipier jadis en juniors à l’Oceanic de Rimouski, l’ont rapidement convaincu. Avec Karine, son épouse québécoise, et London Samuel, son fils de cinq ans, le départ pour la Suisse devenait une évidence. «J’avais également une bonne opportunité en Russie, reprend-il. Mais plutôt que sur l’argent, j’ai préféré mettre l’accent sur la qualité de vie. L’aspect monétaire est important, soit. Pourtant, la famille passe bien avant.» La Suisse lui offre le mélange parfait: bon salaire, bon hockey et des soirées avec les siens. Ce n’est pas pour rien si Kolnik a récemment prolongé son bail aux Vernets jusqu’en 2010.

La NHL, tout de même, le titille encore. «Si quelque chose se passe, il faudra voir quels clubs s’intéressent à moi, glisse-t-il. Des organisations puissantes, comme les Detroit Red Wings ou les Toronto Maple Leafs, n’ont pas besoin de joueurs évoluant en Europe. Pour moi, un retour en NHL se fera plutôt dans une franchise moins importante.» Un paramètre que Gamache n’a pas intégré. /lk

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2007
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /2007 21:44
HOCKEY SUR GLACE

Joggi, l’«importé» de Pardubice

Mathias Joggi s’est mis au tchèque. Enfin, façon de parler. «Dans le vestiaire, je ne comprends rien, rigole le Biennois de Langnau. Seuls quelques joueurs ont des connaissances d’allemand ou d’anglais.»

Davos
Laurent Kleisl

Pour compenser, il y a le hockey et son langage universel. «L’entraîneur m’a simplement demandé de jouer avec le corps», note-t-il. Le quintal alerte, Joggi répond à la commande sans rechigner, alignant au passage une jolie collection de pénalités. Mercredi, l’attaquant de 21 ans s’est mis dans le tournoi en éclatant le Canadien Serge Aubin dès sa première présence. Hier, son impressionnant pugilat avec Janne Niinimaa, le défenseur du HC Davos, est venu ajouter une ligne à son CV. Joggi le mal-aimé a encore frappé. «Tant que l’on reste dans certaines limites, il n’y a pas de problèmes», glisse-t-il.

Des petits Suisses qui renforcent des colosses étrangers, c’est le monde à l’envers. Depuis quelques années, pourtant, la Coupe Spengler est le théâtre de cette surprenante transhumance. Par le passé, Pavoni, Keller, Reuille, Monnet, entre autres, ont joué aux «importés». En 2007, c’est au tour de Mathias Joggi et du défenseur Martin Stettler, un autre gars de l’Ilfis. Leur invitation à rejoindre Pardubice, les deux Emmentalois la doivent à Enrico Triulzi, l’agent de leur coéquipier Fabian Sutter.

«Je suis arrivé à Davos mardi à 16h, reprend Joggi. A 17h, je participais déjà à mon premier entraînement avec les Tchèques. Je me suis encore assez bien adapté. Mais avec le rythme qu’il y a ici, quand un shift s’allonge, ça fait mal, les jambes commencent à brûler.» Il ajoute: «Je n’ai jamais vu des coaches aussi énormes!» Il se marre, le grand Mathias. C’est vrai, Jiri Sejba et son assistant Ladislav Lubina ont les épaules larges et la nuque volumineuse.


Depuis peu, Joggi vit en accéléré. Entre le printemps 2006 et fin 2007, le Seelandais a décollé. Il est passé du HC Bienne en LNB aux portes de l’équipe nationale. «Après mes premières sélections en décembre, Ralph Krueger était satisfait de mon travail. Il m’a demandé de bosser davantage hors de la glace, de mettre l’accent sur la force et le physique.» Joggi ne se fait pas de film pour autant. Les Mondiaux à Québec, en mai qui vient, il n’y croit pas vraiment. «Il faut être réaliste. Pour moi, une sélection pour le Canada serait une surprise. Mon objectif est de commencer la préparation avec l’équipe de Suisse. Après, une fois dans le groupe, on ne sait jamais ce qui peut arriver.» /LK

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2007
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus