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Coupe Spengler 2006

Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 21:42
TEAM CANADA | Les galères d’un ancien «NHLer» du HC Bienne

Tyler Wright, l’oublié du «lock-out»

Début 2005, dans les derniers instants de la saison du «lock-out», Tyler Wright était un des renforts estampillés NHL du HC Bienne. Depuis, le Canadien a perdu le fil de sa carrière
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De Davos
Laurent Kleisl

Tyler Wright aime toujours autant «poncer» les bandes, rudoyer l’adversité. Immuablement. Le Canadien est comme ça, et ce n’est pas à 33 ans qu’il va changer. Pour sa première Coupe Spengler, il s’est fait plaisir, composant le meilleur trio du Team Canada avec Stacy Roest et Chris Herperger. «Question rythme, les premiers jours à Davos ont été difficiles», rigole-t-il. Wright a tenu jusqu’à la finale, perdue (2-3) dimanche face au HC Arno Del Curto.

La compétition, la vraie, il ne l’a retrouvée qu’en décembre. Après un bref retour pour la Deutchland-Cup, mi-novembre, l’attaquant a atterri en LNA, dans le contingent poussif du HC Bâle. Son engagement dans la cité rhénane n’est que temporaire. En plus, avec le passage à l’heure Mike McParland... «Je ne suis sûr de rien, coupe Wright. Je dois parler avec les dirigeants bâlois après la Coupe Spengler.»

Cette incertitude l’accompagne depuis son départ de Bienne, en mars 2005. Après 19 matches (21 points) et des play-off noirs dans le Seeland, Wright s’en était retourné chez lui. Le «lock-out» enterré, il emmanchait la saison 2005/06 avec son traditionnel tricot de capitaine-assistant des Columbus Blue Jackets. Jusqu’au jour où son monde s’est écroulé. Le 15 novembre 2005, il était échangé à Anaheim contre le Russe Sergei Fedorov.

Renvoyé dans les «mineures»

«J’étais à Columbus depuis le début de la franchise, cet échange m’a beaucoup surpris», confie-t-il. En Californie, Wright le rugueux ne trouvera jamais sa place. «Il y avait beaucoup de jeunes à Anaheim. Moi, je suis de la vieille école. Et je n’étais pas dans ma meilleure forme.» Finalement, le 23 février 2006, Anaheim l’expédie aux Portland Pirates, en AHL. «Les Ducks avaient un solide noyau qui s’entendait bien. Je comprenais la situation, mais j’ai refusé de rejoindre les ligues mineures. Mon épouse et mes trois enfants étaient restés à Columbus. La situation était difficile.» Apprécié dans le milieu, Wright retournera chez lui sans faire de vagues, en Ohio, auprès de sa famille. «Anaheim a été très correct. Il m’a payé mon salaire jusqu’au terme de la saison.» Respect.

Aujourd’hui, Wright réapparaît. Cet homme d’une autre génération, celle d’avant la tolérance zéro, cherche sa place. «Je m’entraînais tous les jours à Columbus, avec une équipe juniors. Je voulais rester en forme, au cas où... Je sais par exemple qu’un départ en Russie est un bon moyen de faire de l’argent. Mais est-ce vraiment intéressant?» Bonne question.

A 33 ans, Wright sait également que la fin est proche. Alors, il profite de chaque charge contre la bande. «J’ai la chance d’avoir joué 643 matches de NHL, souffle-t-il. Je suis venu en Suisse en famille, car j’aime passer du temps avec mes enfants. Mais je sais que je ne vais pas jouer à l’infini. Bientôt, je devrai arpenter d’autres chemins. Peut-être celui de golfeur professionnel?» Ses clubs vont souffrir... L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2006
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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 20:44

MORA IK | Le meilleur compteur vient de Suède

Pavel Brendl, l’énigme tchèque

Mardi dernier, Pavel Brendl avait séché le premier match de Mora à Davos. Motif invoqué: l’étoile tchèque avait prolongé son petit Noël en famille à Prague.

Depuis, il s’est bien rattrapé. En trois matches de Coupe Spengler, il a comptabilisé quatre buts et trois assists, décrochant le titre honorifique de meilleur compteur du tournoi. Début 2005, alors que le «lock-out» sévissait en NHL, Brendl avait fait un passage éclair à Thurgovie, en LNB. Quatre rencontres, trois goals, c’est tout. «Même avec moi, l’équipe ne gagnait pas, se rappelle-t-il. Le président a voulu faire des économies.»

En 1999, le Tchèque avait été élu «recrue» de l’année des ligues juniors canadiennes. Pourtant, ce joyau offensif n’a joué que 80 matches de NHL (11 buts) pour Philadelphia, Carolina et Phoenix. «J’ai eu la malchance de me retrouver dans des équipes où on me demandait de faire des choses que je ne sais pas faire», dira-t-il. Le boulot défensif, c’est vrai, cela n’a jamais été son truc... L. K.

All Star team. Gardien: Konstantin Barulin (Chimik). Défenseurs: Nick Naumenko (Davos), Jarno Kultanen (Mora IK). Attaquants: Michel Riesen (Davos), Pavel Brendl (Mora IK), Alexandre Daigle (Davos). Meilleur joueur du tournoi (MVP): Michel Riesen (Davos)

Les meilleurs compteurs: 1. Pavel Brendl (Mora/4 buts, 3 assists). 2. Reto von Arx (Davos/1 but, 6 assists). 3. Stacy Roest (Team Canada/3 buts, 2 assists). 4. Alexandre Daigle (Davos), Michel Riesen (Davos) et Chris Herperger (Team Canada/2 buts, 3 assists).

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2006
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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 02:11
HOCKEY SUR GLACE | Le parcours singulier de l’attaquant-vedette du HC Davos

Les neuf vies
d’Alexandre Daigle


Alexandre Daigle est un des plus grands mystères du hockey moderne. Le Québécois était appelé à rejoindre l’Olympe de la NHL. Il a failli. Aujourd’hui Davosien, il a trouvé une certaine forme de paix intérieure.

De Davos
Laurent Kleisl

Alexandre Daigle n’avait rien demandé. Il voulait jouer en NHL, rien de plus. Après de brillantes années juniors, il était choisi par les Ottawa Senators comme No 1 du draft 1993. Derrière lui, des joueurs aussi prestigieux que Chris Pronger, Paul Kariya, Saku Koivu et Todd Bertuzzi. Il n’avait que 18 ans, Alex. Cancre de la ligue, Ottawa lui offrit un contrat de 12 millions de dollars pour cinq saisons. Du jamais vu. Malgré 628 matches et 329 points en NHL, Daigle ne répondra pas aux attentes. De déceptions sportives en rencontres sulfureuses – la rumeur lui prête des amitiés avec Pamela Andersson et Sheryl Crow –, sa vie est un roman.

Joueur de Davos depuis l’ouverture de la saison, Daigle a 31 ans. Il se dit «heureux». Son bonheur se traduit en chiffres: en 30 matches de LNA pour Arno Del Curto, il pèse déjà 16 filets et 24 passes. Avec Reto von Arx et Michel Riesen, il forme le trio offensif le plus spectaculaire de l’élite suisse. Sa vista et son patinage dégagent une certaine forme de grâce. Aux esthètes d’apprécier.

– Alexandre Daigle, après avoir mangé votre pain noir en NHL, vous avez trouvé le bonheur à Davos. N’avez-vous pas traversé l’Atlantique trop tard?
– Si j’avais su, je serais venu en Suisse une année plus tôt. Mais lors du championnat qui a précédé le «lock-out» (n.d.l.r.: la NHL avait annulé l’exercice 2004/05 en raison d’un conflit salarial entre joueurs et propriétaires), j’avais terminé meilleur marqueur des Minnesota Wild. La saison passée, je m’imaginais beaucoup jouer. Cela n’a pas été le cas...

– Pourquoi avoir choisi Davos?
– En mai, quand j’ai terminé ma saison, j’ai contacté François Guay, mon agent en Europe. Je lui ai exprimé mon vœu de venir en Suisse. Je savais qu’ici, le style de vie se rapprochait de ce que je cherchais. Je voulais rejoindre une équipe de gagnants, dans une belle ville. A Davos, j’ai tout!

– Joe Thornton n’est pas étranger à votre choix...
– J’ai parlé avec Joe Thornton, qui avait joué à Davos durant le «lock-out». Il a adoré sa saison ici. D’ailleurs, chaque été, il revient au camp d’entraînement à Davos. Je n’ai mis que deux jours pour me décider. Je n’ai rien négocié: j’ai accepté la première offre du club. En plus, j’ai l’occasion de faire du ski... Pour me présenter le club, Arno Del Curto m’a seulement dit: «Si tu viens, tu peux skier!» (rires)

– Votre entente avec Reto von Arx et Michel Riesen semble parfaite...
– Il ne faut pas oublier que tous deux ont joué en NHL. En venant à Davos, je savais que je pourrais m’exprimer. Je suis sur la fin de ma carrière, je veux éprouver du plaisir. Et avec Reto et Michel, nous en avons. Nous formons une bonne ligne. Ces dernières années en NHL, je n’avais pas beaucoup de temps de glace. Offensivement, je n’étais pas très impliqué. Ainsi, c’est très difficile d’avoir du succès.

– La NHL, c’est donc terminé?
– Ah oui! J’ai prolongé à Davos pour quatre ans. Reto a 30 ans, «Mitch» 27, nous sommes à notre apogée. C’est une des raisons qui m’ont amené à Davos: je voulais faire partie d’une équipe compétitive sans ses «importés». Ici, les joueurs-clé sont Suisses, comme Hiller, von Arx ou Riesen. Je ne voulais pas avoir à tout prendre sur moi.

– Votre plaisir tranche avec l’histoire de votre carrière. Avec le recul, quel regard portez-vous sur votre parcours?
– Il y a des concours de circonstance... En 1993, j’ai été repêché par les Ottawa Senators, la moins bonne équipe de NHL de l’époque. J’avais 18 ans et j’allais jouer dans une région qui n’aime pas les francophones. J’étais jeune, c’était déstabilisant. Par la suite, je ne regrette pas de m’être arrêté pendant deux saisons. Cela m’a permis de prendre du recul. Aujourd’hui, j’apprécie davantage d’être sur la glace. Durant cette période, entre 2000 à 2002, j’organisais des événements avec un ami. On avait appelé notre société les Imposteurs. On trouvait ça drôle... On a tout arrêté quand j’ai repris le hockey. Je suis trop vieux pour les soirées jet-set!

– En NHL, on a longtemps parlé de vous comme un futur grand. Des regrets?
– C’est sûr, j’aurais aimé être la «topstar» de NHL. Mais il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Dans l’histoire du hockey, pas même 50 joueurs ont réussi à devenir des étoiles. Après tout, ce n’est pas très grave, il y a d’autres choses dans la vie. A 31 ans, je suis encore là et je joue toujours au hockey. Finalement, je pense avoir réalisé une belle carrière. L. K.



IMG prendra les commandes. La Südostschweiz l’a révélé dans son édition de vendredi: dès 2008, la commercialisation de la Coupe Spengler (droits TV, sponsoring) sera assurée par IMG. L’entente porte jusqu’en 2011. Depuis 2002, c’est Sportart AG qui s’occupait du marketing du tournoi. Avec l’accord de la firme déchargée du dossier, IMG entend commencer son travail dès l’édition 2007. S’appuyant sur un budget de fonctionnement de 8,5 millions de francs, la Coupe Spengler génère chaque année plus de 2 millions de bénéfice. Une partie de cette manne sert à assurer le train de vie du HC Davos. La Südostschweiz qualifie le contrat passé avec IMG de... lucratif. (lk)

La noble lutte de Jim Koleff. Jim Koleff, ce héros. Depuis près de 14 ans, le Canado-Suisse de 53 ans se bat contre un cancer du cerveau. A Davos, l’ancien entraîneur de Zoug, Lugano et Langnau a fait travailler ses patins pour la première fois après 23 mois de pause. «Je suis heureux de sentir de la glace sous mes pieds, lance l’assistant de Pat Quinn à la tête du Team Canada. J’espère pouvoir totalement retrouver la santé un jour.» Car pour Koleff, aujourd’hui recruteur pour les ZSC Lions, la lutte continue. Le 4 janvier, il attaquera sa 32e chimiothérapie. Dès lors, la Coupe Spengler, il savoure. (lk)

Ça ne rigole pas à la BernArena. De Marc Lüthi, manager du CP Berne, dans la Gazette du tournoi: «Le championnat est pour nous un objectif sacré 27 fois plus important que la Coupe Spengler. Il n’y a pas de joueurs du SCB pour des matches de gala!» Suite au veto catégorique de leur chef, les Gamache, Bordeleau, Dubé et Landry sont restés à la maison. Selon les tarifs en vigueur, pour la location d’un hockeyeur de LNA, l’organisation davosienne verse 4000 fr. au club prêteur. L’absence des Bernois a en partie été compensée par l’apport de joueurs d’AHL. Et eux, ils ne coûtent pas un sou... (lk)

Une étoile appelée Nick Naumenko. Dans le cadre élargi du HC Davos, la révélation s’appelle Nick Naumenko (32 ans). Le défenseur d’Ambri-Piotta allie l’élégance offensive à la rigeur défensive. «La Coupe Spengler est un joli tournoi de promotion, dit-il, enthousiaste. Les gens paient cher pour voir du beau hockey. Les joueurs n’ont pas le droit de tricher, ils doivent tout donner à chaque fois qu’ils embarquent sur la glace.» Cette perle, arrivée en Léventine en cours de saison, végétait en ligues mineures nord-américaines. Elle aurait pu attirer la convoitise d’Arno Del Curto, ce rusé renard. Pas fou, le manager tessinois Pauli Jaks s’est empressé de prolonger le contrat de l’Américain avant de l’envoyer passer les Fêtes à Davos. On n’est jamais trop prudent... (lk)
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2006
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Vendredi 29 décembre 2006 5 29 /12 /Déc /2006 02:38
Daigle prolonge à Davos

«C’est fait, je viens de signer pour quatre ans. Je vais terminer ma carrière à Davos.» Alexandre Daigle (31 ans) a confirmé l’information après la victoire davosienne face à Mora. Le Québécois se plaît à Davos, il dit y avoir retrouvé le plaisir de jouer.

«Avant de prolonger, poursuit-il, j’ai pris mes renseignements. Quand j’ai su que Reto von Arx avait encore un contrat et que Michel Riesen restait également les quatre prochaines saisons, j’ai su que c’était bon.» Comme son entraîneur Arno Del Curto, le No 1 du draft 1993 de NHL sera ainsi Davosien jusqu’en 2011. (lk
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Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2006
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