RSS feed

  • Flux RSS des articles

Coupe Spengler 2006

Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /2006 01:58
HOCKEY SUR GLACE | A côté de la Coupe Spengler, la LNB veut aussi sa part du gâteau

Les stakhanovistes des glaces

C’est une première. Entre Noël et Nouvel-An, la LNB va poursuivre ses activités. Dans une ligue en majorité habitée par des semi-professionnels, cet essai ne fait pas du tout rigoler. Le succès de la Coupe Spengler semble faire des envieux.


Laurent Kleisl

D’ordinaire, en période de Fêtes, le hockeyeur moyen n’a qu’un objectif: se reposer. C’était avant que le HC Bienne ne lance une idée très simple. Entre Noël et Nouvel-An, le hockey connaît un énorme succès populaire. Dès lors, pourquoi ne pas en profiter? «L’objectif est de redynamiser le championnat de LNB, explique Daniel Villard, manager du club seelandais et initiateur du projet. Il y a un intérêt énorme pour la Coupe Spengler. Souvent, les gens ont congé, ils ont davantage de temps à consacrer à leurs loisirs. Mais peut-être que cette expérience sera un flop.»

Si les résultats sont concluants, l’opération sera reconduite la saison prochaine. «De toute manière, poursuit Daniel Villard, les équipes organisent souvent des matches amicaux durant cette période.» Sans oublier que même en absence de championnat, le cérémonial des entraînements ne s’arrêtait pas pour autant. Bien au contraire!

«Un appel au dopage»

Pourtant, entre autres problèmes d’organisation – de nombreux bénévoles sont en vacances à cette période de l’année –, cette mesure semble faire l’unanimité contre elle. «Nous avons expliqué à nos joueurs que pour leur payer de bons salaires, nous devions étudier toutes les possibilités de trouver de nouvelles ressources financières», relève Gérold Cina, directeur sportif du HC Sierre. Voilà pour la forme. Et sur le fond? «Je sais que ce n’est pas une bonne idée. En LNB, les joueurs sont souvent semi-professionnels. Cette semaine sans compétition était importante pour eux. Le calendrier est déjà assez chargé comme ça.» D’autant plus que, depuis peu, la LNB ne cesse plus ses activités durant les pauses dévolues aux équipes nationales.

Pour vivre, le joueur de 2e division doit compléter son salaire par une activité annexe. Juste pour souffler, pour se refaire, la trêve de Noël devenait un instant sacré de la saison, loin de la pression du championnat. «Pour assumer le rythme qui leur est imposé, avec cinq matches entre le 23 décembre et le 2 janvier, certains de mes gars ont dû poser des vacances à leur travail, s’insurge Dany Gélinas, l’entraîneur du HC Ajoie. Aujourd’hui, un hockeyeur de LNB n’a plus le droit d’être blessé, il n’a plus le droit de récupérer. La Ligue doit épauler les joueurs et non pas les pousser au dopage!»

«Un manque de respect»

Ailier du premier bloc du HC La Chaux-de-Fonds, Steve Pochon (28 ans) va plus loin. A son sens, l’attitude des dirigeants de LNB est irresponsable, voire insultante. «C’est un manque total de respect envers les joueurs, lâche-t-il. Ceux qui décident se moquent de nous! En moyenne, un hockeyeur de LNB gagne autour de 45 000 fr. par saison. Beaucoup d’entre nous travaillent à côté du hockey. On nous rémunère comme des semi-pros en nous imposant un calendrier plus astreignant que celui de la LNA. Non, ce n’est pas correct. A La Chaux-de-Fonds, nous avons même un entraînement le 25 décembre à midi...»

Indirectement, l’initiative du HC Bienne pose la question de l’avenir de la LNB. Les dirigeants de club n’acceptent pas le statu quo tout en évitant soigneusement les remises en question trop brutales. «Il faut savoir à quel projet on veut identifier la LNB, lance Dany Gélinas. Ces matches entre les Fêtes, c’est le meilleur moyen de tout faire à l’envers.»

Le fossé entre les clubs et leurs employés a rarement été aussi béant. Les vues et les objectifs de chacun paraissent de plus en plus opposés. «On commence la saison en short et, pour la majeure partie des équipes, on la termine mi-février, quand il y a un mètre de neige et quand tout le monde a envie de voir du hockey, peste Steve Pochon. Non, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.»

Bien dit. L. K.



Concurrencer la Coupe Spengler

Sympa, Fredi Pargätzi! Pour un peu, le grand boss de la Coupe Spengler irait même jusqu’à applaudir l’initiative controversée des clubs de 2e division. «Je comprends tout à fait la démarche de la LNB, confie le président d’organisation du tournoi davosien. Il n’est pas concevable que l’ensemble du hockey suisse doive s’arrêter entre les Fêtes uniquement à cause de la Coupe Spengler.»

En homme d’affaire avisé, Fredi Pargätzi est même prêt à partager le gâteau. «Dans un certain sens, poursuit-il, la LNB se pose évidemment comme un concurrent. Mais je prends sa présence comme un défi à relever. Nous devrons essayer d’être toujours aussi attractifs, notamment aux yeux des médias de Suisse romande, pour promouvoir notre tournoi.»

C’est la tradition, la Coupe Spengler est un lieu de rencontres privilégié entre supporters, presque un instant de communion. Avec des matches de Sierre, La Chaux-de-Fonds, Bienne et tous les autres, les fous de hockey devront bien choisir leur camp. Après des années de progression, le tournoi davosien connaîtra-t-il une légère érosion de sa fréquentation? «C’est envisageable, reprend Fredi Pargätzi. Et si cela devait effectivement se passer ainsi, nous le regretterions. Les fans de Suisse romande amènent une couleur et une ambiance très particulières au tournoi.»

Même avec une LNA en vacances, le marché du hockey national reste étroit et n’est pas extensible à l’infini. Bon, de là à ce que le LNB fasse de l’ombre à la Coupe Spengler, il y a un pas que l’on évitera de franchir. L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2006
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 27 décembre 2006 3 27 /12 /2006 12:34
HOCKEY SUR GLACE | Loïc Burkhalter restera Davosien jusqu’en 2011

Un bail à forte
teneur en respect


La prolongation pour quatre saisons du contrat de Loïc Burkhalter est riche de sens. A Davos, le Neuchâtelois a trouvé un homme qui le comprend. Pour ses joueurs, Arno Del Curto est davantage qu’un coach, c’est un homme.

De Davos
Laurent Kleisl

Davos, sa Coupe Spengler, son équipe d’étoiles, son ambiance si particulière, tout poussait Loïc Burkhalter (26 ans) à poursuivre sa carrière dans les Grisons. «Arno a prolongé pour quatre ans, alors j’ai fait comme lui», sourit-il. Arno Del Curto, c’est Monsieur HC Davos depuis 1996, soit 11 saisons consécutives. Un record en Suisse. Il a tous les pouvoirs. Il est l’âme du club.

Où Chris McSorley fait du hockey-business avec son Servette, Arno fait dans l’éthique, dans le relationnel. «Il comprend ses joueurs, reprend Burkhalter. En dehors de la glace, c’est un ami. Avec lui, on peut parler de tout, de sport, de politique, de la vie, vraiment de tout.» Strict, rigoureux, Arno le copain ne mélange pas ses casquettes. Entraîneur, l’homme est une machine à gagner, parfois aussi dur que la pierre. «Dans le vestiaire, c’est le chef, lâche le No 80 du HCD. En match ou à l’entraînement, il est très exigeant. Mais il accepte les joueurs comme ils sont, avec leurs qualités et leurs personnalités. Il n’engage pas des hockeyeurs, mais des êtres humains.»

«La fantaisie, c’est très important!»

Cette touche, celle d’Arno, est unique en Suisse. Le boss connaît chacun de ses fidèles comme s’il l’avait lui-même formé. «Burkhalter possède une bonne technique et un excellent sens tactique, note Del Curto. Surtout, il a beaucoup de fantaisie. Et la fantaisie, c’est très important!» A l’image du coach? «Dans ce cas, il doit apprendre à travailler sans jamais s’arrêter.» Il précise: «Il y a un mois, Loïc jouait de façon merveilleuse. Aujourd’hui, il connaît une baisse de régime. C’est dans la tête. Il doit travailler son mental.»

Et du mental, à Davos, il y en a plein les coulisses. Entre les frères von Arx, entre les Daigle, Guggisberg, Riesen et autres Crameri, Burkhalter n’est qu’une des composantes d’une équipe dense en charisme. «Je recherche ce genre d’hommes. C’est avec eux que l’on connaît le succès, poursuit Del Curto. Le caractère est primordial pour obtenir des résultats. Les autres joueurs sont également bons, mais il y a une frontière qu’ils n’arrivent pas à dépasser. Ceux qui ont du caractère vont au-delà de cette frontière. Par contre, ils connaissent des hauts et des bas. Il faut savoir gérer cette inconstance.» De la dynamite, prête à exploser à tout moment? Arno l’atypique, lui qui aime tant jouer avec le feu, répondra d’un sourire.

Davos et ses tronches vont aller loin. En championnat, à la Coupe Spengler, partout. Dans le vestiaire, l’idée même de la défaite est interdite. Sur la porte, un énorme «No excuses» le rappelle quotidiennement. «Tout le monde dit qu’à Davos, il y a 22 joueurs à problèmes, s’insurge Burkhalter. On ne gagne pas avec des moutons! Chacun travaille pour l’équipe et connaît parfaitement son rôle.» Pour le Neuchâtelois, Arno a une vision tout offensive. «Il veut que je crée des choses», lâche-t-il.

Pour le show

Arno, aussi, crée. L’émotion, l’adrénaline, il l’appelle. Hier, à la 49e minute du match d’ouverture face aux Eisbären de Berlin, il demandait un temps mort alors que ses «caractériels» menaient 4-1. Incompréhensible. Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz venait en fait de prendre place sur le banc davosien. Arno a fait le show. Il est le maître du jeu, toujours.

L’histoire d’amour entre Burkhalter et Davos, entre Loïc et Arno, a commencé il y a pile une année. C’était durant la Coupe Spengler. Elle se poursuivra. «Pour évoquer cette prolongation, la discussion a dû durer cinq minutes», lance l’attaquant. Il en est sorti un contrat à forte teneur en respect.    L. K.



Arno en appelle au Conseil fédéral. Question: pourquoi le Biennois Michel Riesen, meilleur buteur de LNA, ne figure pas parmi les cadres de l’équipe nationale? Réponse d’Arno Del Curto: «Je ne sais pas! Mon avis? Avec 27 buts en championnat, il a sa place en équipe de Suisse.» Et encore? «Si Ralph Krueger ne veut pas convoquer Riesen, c’est son choix. Je constate seulement que pour marquer autant de buts que Michel, il lui faudra sept ou huit internationaux! Moi, je ne peux rien faire, à part dire le fond de ma pensée. Hans-Rudolf Merz est en visite à Davos. On n’a qu’à lui demander d’intervenir devant le Conseil fédéral!» Après tout... (lk)

Un écran géant, comme le tournoi. Pour sa 15e édition à la tête de la Coupe Spengler, Fredi Partgätzi a offert un joli cadeau aux fans davosiens. Depuis quelques jours, un octogone gigantesque est accroché à la voûte du Temple, dominant fièrement la surface de jeu. Quatre écrans haute définition et quatre marquoirs dernier cri pour un effet digne des plus prestigieuses arènes de NHL. Ces dernières années, il en coûtait 60 000 fr. à l’organisation pour la location de deux écrans géants le temps du tournoi. L’achat du nouveau matériel aura tout de même demandé la coquette somme de 700 000 fr. au HCD. Bon, la facture est pour 40% réglée par des fonds privés. En plus d’héberger le plus beau tournoi de la planète hockey, Davos peut compter sur des amis généreux. Ne manque qu’un peu de neige et un nouveau titre national pour compléter le tableau. (lk)

Steve Hirschi, pour la forme. L’année dernière, Olivier Keller avait profité de la Coupe Spengler pour marquer son retour à la compétition après une blessure. Sympas, les Eisbären Berlin avaient servi de vestiaire d’accueil. Rebelote en 2006. Cette fois, c’est Steve Hirschi qui cherche la forme. Opéré à un genou le printemps dernier, le défenseur international du HC Lugano n’a repris la compétition qu’à la mi-décembre. Trois matches, pour se mettre en jambes avant de goûter au hockey champagne de la Coupe Spengler, c’est peu... On en connaît un qui va souffrir! (lk)

Pavel Brendl s’est fait désirer. A l’instant où Mora IK est entré sur la glace, hier matin pour sa pratique d’avant-match, un homme brillait pas son absence: Pavel Brendl. C’est incontestable, le Tchèque de 25 ans est l’attraction d’une formation suédoise dénombrant pas moins de... sept Finlandais. En 32 matches, cette saison dans la très défensive Eliteserien, l’ancien attaquant des Carolina Hurricanes a déjà signé 23 buts et 11 assists. Du très solide. Alors? Le joueur de Thurgovie durant le «lock-out» de NHL n’a en fait rejoint Davos que dans l’après-midi, quelques heures avant l’entrée en scène de Mora face au Team Canada. La raison? Il a été autorisé à passer Noël en famille du côté de Prague. Ouf, on a presque eu peur... (lk)
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2006
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /2006 22:10
TEAM CANADA | Coupe Spengler: à 63 ans, Pat Quinn en demande encore

«Je ne suis pas encore fini!»

Dans le grand livre de la NHL, Pat Quinn est un chapitre à lui tout seul. Le
coach du Team Canada est un des plus grands entraîneurs que l’Amérique du Nord ait engendré. Il sort pourtant d’une année 2006 à oublier.

De Davos
Laurent Kleisl

Il est 12h30. Dans le Temple, les Canadiens prient leur dieu, celui du hockey. La pratique de la mi-journée, c’est un rituel. Entraîneurs assistants, Jim Koleff et Sean Simpson dirigent la manœuvre. Ils battent la mesure d’une mélodie faite de crissements de patins. Un peu, on en oublierait le chef. D’un coup de canne, il réveille la glace, se rappelant à sa troupe. Entourant Pat Quinn dans le rond central, les joueurs à la feuille d’érable écoutent sans bruit. Silence, on prie. «Il faut donner quelques consignes, mais pas trop afin d’éviter la confusion, souffle Pat Quinn. Le plus important est d’avoir du respect pour les joueurs. Ensuite, en NHL ou ailleurs, les recettes sont les mêmes: patience et travail.»

A 63 ans, Pat Quinn vit une nouvelle expérience. Les «Européens» du Team Canada, il ne les connaît pas, ou peu. Alors, Koleff et Simpson font le lien. «On ne peut pas comparer l’expérience de la Coupe Spengler avec les Jeux olympiques, admet Pat Quinn. Aux Jeux, nous avons eu des matches de préparation pour construire l’équipe. A Davos, la pression existe dès le premier engagement.»

La honte de Turin

Les Jeux: l’Ontarien de Hamilton a lâché le morceau. Ces dernières années, Pat Quinn est l’homme des plus beaux succès canadiens. L’or olympique en 2002 à Salt Lake City, c’est lui. La victoire à la Coupe du monde 2004, c’est encore lui. Mais Turin 2006, c’est aussi lui. Une défaite contre la Suisse, puis une élimination en quarts de finale: la honte nationale. «Ces Jeux m’ont terriblement déçu, confie-t-il. Je reste convaincu que nous avions un excellent groupe. Mais avec les meilleures individualités, on n’arrive pas forcément à bâtir la meilleure équipe. En 2002, à Salt Lake, on l’avait pourtant fait...»

Au Canada, Pat Quinn n’en reste pas moins une légende. Vingt années durant, à Philadelphia, à Los Angeles, à Vancouver et à Toronto, il a dirigé les plus prestigieuses équipes de NHL. Au nombre de victoires obtenues à la bande, seul Scotty Bowman, – une autre icône – fait mieux.

Et il y a eu ce 20 avril 2006. Ce jour-là, quelque chose s’est brisé. «Toronto m’a licencié après avoir manqué les play-off. C’était la première fois en dix saisons avec les Maple Leafs. Cela a été très difficile à accepter.» Ses deux millions de dollars d’émoluments annuels viendront adoucir l’amertume de l’échec. «Nous avons manqué les séries pour deux points. Même si la fin de l’expérience a été pénible à vivre, je suis très fier d’avoir été coach à Toronto, une ville symbole du hockey canadien.»

Un jour, il est tombé

Pat Quinn aussi est un symbole. Cette notoriété, depuis quatre ans, il la met au service de la santé publique. Car début 2002, il est tombé. En plein match, il s’est écroulé. Diagnostic: arythmie cardiaque et hypercholestérol. «Mon corps m’a donné un avertissement. Pendant des années, j’aurais pu prévenir ces problèmes, mais je me croyais invincible. Beaucoup de monde connaît des ennuis similaires. En tant que personnalité publique au Canada, j’ai la responsabilité de transmettre un message de prévention.» Pour l’exemple, paraît-il qu’il a écrasé le cigare.

Depuis, le cœur s’accroche. Qu’importe, après tout, à l’âge où d’autres profitent de la retraite, Pat Quinn ne songe qu’à coacher. Aujourd’hui, il découvre la Coupe Spengler. «On m’avait dit que ce tournoi était magnifique, il l’est», dira-t-il. Et demain, il sera peut-être à la tête du Canada aux Mondiaux de Moscou. «Tout est ouvert. C’est un honneur de se mettre à disposition de l’équipe nationale.» Le traumatisme de Toronto effacé, il envisage même un retour en NHL. Avec quelque chose à prouver: «Je ne suis pas encore fini!»

Pat Quinn est de retour. A 63 ans, il rêve toujours de la Coupe Stanley, le seul trophée qui a osé se refuser à lui. L. K.

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2006
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /2006 22:15
TEAM CANADA | Jason Doig évoque son expérience à Chelyabinsk

Un géant québécois en Russie

Le cas de Jason Doig (29 ans) n’est pas peu banal. Rejeté par la NHL, le défenseur du Team Canada a trouvé le bonheur en Superligue russe.

Il en impose, Jason. Avec ses 110 kilos et ses 196 cm, le Montréalais de couleur est le joueur le plus lourd et le plus grand de la Coupe Spengler 2006. Un roc. Enorme. Hors norme. Au point que son parcours l’a conduit tout là-bas, au Traktor Chelyabinsk, dans la richissime élite russe. «C’est certain, le changement est radical, confie-t-il. La difficulté vient principalement de la langue. Sur la glace, je ne connais aucun problème, car le hockey est universel. Jouer en Russie, c’est une aventure.»


Cette trajectoire, inhabituelle, trouve sa genèse dans les blessures que le colosse a collectionnées ces dernières années. Cet été, l’homme aux 158 matches de NHL – pour la plupart avec les Washington Capitals – a vainement tenté de forcer la porte des Chicago Blackhawks. «J’ai été écarté après le camp d’entraînement, souffle-t-il. Je suis alors retourné chez moi, à Los Angeles.» La NHL et ses arènes de 20 000 spectateurs, le grand Jason y croit encore. Il ne veut pas les oublier. «La seule façon d’y retourner reste de jouer le plus possible. Alors, quand en novembre j’ai reçu une offre de Russie, je n’ai pas hésité. Le championnat russe est tout de même le plus relevé au monde après la NHL. C’est ma première expérience en dehors de l’Amérique du Nord. Cela me permet de voir autre chose, de découvrir une autre façon de vivre.»


Et l’Europe, Jason Doig a voulu la vivre jusqu’au bout. Au moment de s’engager avec Traktor Chelyabinsk, il a pris les devants. «En Russie, le championnat continue à cette période de l’année, explique-t-il. Dans mon contrat, j’ai demandé une clause me permettant d’être libéré pour la Coupe Spengler. Au Canada, les matches de la Coupe passent à la télévision. Chez nous, on aime vraiment le hockey!»


Pour un scoop...  L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Coupe Spengler 2006
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus