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Spécial LNB 2007/08

Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /2007 09:50

SUPPLEMENT HOCKEY

Neuchâtel, un authentique
club de ligue minueure


Pour durer en LNB, le néo-promu joue la carte de la collaboration. Au total, ce ne sont pas moins de 12 talents bernois et fribourgeois qui garnissent le contingent des Young Sprinters.

Laurent Kleisl

D
ans son état d’esprit, Neuchâtel est le plus nord-américain des clubs romands. Une véritable franchise de ligue mineure. «Il n’était pas envisageable pour nous de vivre en LNB en restant indépendants, explique Pierre-Alain Schenevey, le manager de l’équipe du Littoral. Tout de suite après la promotion, j’ai appelé Marc Lüthi...»

Depuis, le manager du «SCBern» a pris place au conseil d’administration des Young Sprinters en qualité de représentant du club de la capitale. Afin d’élargir encore leur surface de travail, les néo-promus ont également signé une convention – les «partenariats» n’existent plus – avec Gottéron. «Nous avons besoin de ces collaborations, reprend Schenevey. Notre objectif est de devenir un vrai club formateur, une sorte de GCK Lions pour Berne et Fribourg.»

Financièrement, les deux organisations de l’élite participent à la construction du budget neuchâtelois. «D’une certaine façon», précise Schenevey. Avec la promotion, l’enveloppe à disposition est passée de 450 000 à 1 million de fr. Un joli saut! «Nous avons même trouvé de nouveaux sponsors du côté de Berne. Question affluence, nous tablons sur 500 spectateurs payants.» Raisonnable.

Bien sûr, l’apport principal est humain. Au total, le contingent de l’entraîneur français Alain Pivron compte 31 joueurs, dont 12 proviennent des deux copains de LNA. Dans cette meute de jeunes loups, seuls les Bernois Jan Krebs, Jérémie Kamerzin et Michel Zwahlen ont leur licence A à Neuchâtel. Les autres? Ils vont beaucoup bouger. «Il y aura du va-et-vient, à nous de nous adapter, note Pivron. Les meilleurs joueront, une sélection sera faite à chaque match. Je sais que cela ne sera pas toujours facile, mais pour l’heure, je ne tire que du positif de la situation.» Pour rendre la vie plus facile à tout le monde, la collaboration entre les techniciens de la «PostFinance-Arena» et ceux du Littoral s’est resserrée. «Tout en gardant notre liberté, nous essayons d’avoir des idées et des systèmes de jeu similaires à Berne et à Neuchâtel, du mouvement juniors à la première équipe», précise Pivron.

Plus au nord, à La Chaux-de-Fonds, le partenariat qui liait les Abeilles à Gottéron n’avait pas été reconduit ce printemps. Entraîneur aux Mélèzes, Gary Sheehan en avait assez des contraintes imposées par le grand de LNA. «Aujourd’hui, Sheehan est content de se débarrasser de Fribourg, car il a à sa disposition un budget lui permettant d’engager 25 joueurs, souligne Pivron. C’est une chance que nous n’avons pas.»

Neuchâtel travaille pour l’avenir. Les Hezel, Hasani, Froidevaux et autres Josi, tous 18 ans, sont appelés à devenir des cracks. Mais aujourd’hui, ils ne font que découvrir le hockey des adultes. «Pour cette raison, nous avons engagé des joueurs comme Werlen, Kamber et Pasche, reprend Schenevey. On ne pouvait pas envoyer tous ces jeunes au casse-pipe. L’équipe a aussi besoin d’une certaine dose d’expérience.»

En l’absence de relégation, ce néo-promu atypique s’est fixé des objectifs sages. Les play-off? Neuchâtel y pense intérieurement. «On part un peu dans l’inconnu, souffle Schenevey. On aimerait lutter le plus longtemps possible pour la 8e place. On sait qu’une saison difficile nous attend.» Elle passe dès samedi soir par le Stade de Glace. /LK



Un vestiaire neuchâtelois en mouvement constant

Malgré ses 39 ans, Dany Ott n’a jamais vu ça. Pourtant, le défenseur a de la route. Entre 1991 et 2003, il a participé à 363 matches de Ligue nationale, principalement à La Chaux-de-Fonds et Ajoie. «Dans le contingent, on est plus de 30. Je ne sais pas si j’ai déjà croisé tout le monde! C’est une situation très spéciale», admet-il. Le double partenariat qui lie Neuchâtel à Berne et Fribourg se ressent dans la vie du groupe. Un choc, en fait. «On ne s’entraîne que trois à quatre fois par semaine, car les jeunes qui viennent de LNA ont de la glace à midi avec leur club, poursuit Ott. Lors des matches de préparation, on a vu que l’on était en retard sur le plan physique.»

Ce quotidien si particulier oblige joueurs et techniciens à l’équilibrisme. «Entre des jeunes qui s’entraînent aussi en LNA et des semi-pros, je dois ménager la chèvre et le chou, confie l’entraîneur Alain Pivron. A la reprise, notre jeu ne sera pas encore en place. J’en suis conscient. Nous allons monter en puissance au fil du championnat.»

Pour un «ancien» comme Ott, ce rythme particulier de préparation ne facilite pas la réadaptation à la LNB. «En 1re ligue, on joue le samedi et on a la semaine pour récupérer, rappelle-t-il. Maintenant, c’est deux, voire trois matches hebdomadaires. Le temps de récupération est plus court. Comme je travaille à 70% à côté, je sens que la saison s’annonce difficile.» D’où cette interrogation: pourquoi ne pas avoir raccroché après la promotion? «Je me suis longtemps posé la question. Mais j’ai toujours du plaisir à jouer. La saison passée a été fantastique, cela m’a motivé à continuer.» La der? «On verra en mars.» /lk

 

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Spécial LNB 2007/08
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /2007 09:53

SUPPLEMENT HOCKEY

«La finale? Non, ce n’est pas réaliste!»

Demain soir, 20h, le HCBienne ouvre sa saison au Schoren de Langenthal. «Les joueurs sont prêts», affirme HeinzEhlers. Le contingent, par contre, mérite encore d’être travaillé.

Laurent Kleisl

Heinz Ehlers, à votre arrivée, avez-vous dû nettoyer des mauvaises habitudes ancrées dans l’équipe?
Pas vraiment. Par contre, par rapport à ma philosophie, certains détails peuvent être améliorés...

Comme?
Comme traverser le rond central lors d’un exercice alors que j’ai demandé d’en faire le tour! A l’entraînement, la discipline est fondamentale. Mais je ne peux pas appeler ce genre de choses des «mauvaises habitudes». En général, les gars sont très pros, ils sont toujours bien préparés pour les entraînements. Jusqu’à maintenant, je suis très satisfait de leur attitude. Il y a beaucoup de caractère dans cette équipe. J’en ai acquis la conviction après nos matches nuls (3-3) face à Pardubice et Wolfsburg.

Où est-ce que l’équipe possède sa plus grande marge de progression?
J’ai longtemps joué en Suède, où l’organisation est au centre du jeu. J’ai aussi connu des coaches russes, finlandais, canadiens. J’ai emprunté des petites choses à chacun. Mais j’ai pris le sens de l’organisation aux Suédois. Et dans le domaine, nous devons encore nous améliorer. Sur la glace, chacun devrait savoir ce que va entreprendre son coéquipier.

Les joueurs parlent de vous comme d’un entraîneur «dur». Au juste, c’est quoi un entraîneur «dur»?
Je ne me vois pas ainsi. D’accord, je suis exigeant, car je veux aider l’équipe à être performante, à atteindre son meilleur niveau. Lorsque j’étais joueur, la préparation était déjà quelque chose de très important pour moi. Après tout, on joue comme on s’entraîne.

N’est-il pas compliqué de préparer une équipe qui est susceptible d’accueillir de nouveaux joueurs à tout instant?
Bien sûr, la situation n’est pas idéale. Si Roland Gerber et Philipp Wetzel ne s’étaient pas blessés, elle serait un peu différente. Les gars l’acceptent très bien et font leur boulot à chaque entraînement. Nous avons eu la chance de ne pas avoir d’autres blessures importantes. En l’état, c’est certain, nous avons besoin de quelques joueurs supplémentaires.

Steiner, Weisskopf, Tuffet, Zigerli, Friedli, Valenti: pensez-vous qu’ils sont prêts pour la LNB?
On ne peut pas leur demander d’être excellents à chaque match. Un jeune a de bons soirs comme de mauvais soirs, particulièrement à l’extérieur. Contre Thurgovie (6-6), j’avais placé cinq jeunes ensemble dans le troisième bloc. Ils ont été constamment mis sous pression. Ce n’est pas la meilleure solution.

Connaissiez-vous l’état de l’équipe au moment de vous engager au HC Bienne?
J’avoue que je m’attendais à quelque chose d’un peu différent! (rires). Dans l’organisation, tout le monde est conscient de la situation. Par contre, je ne veux pas que l’on engage des nouveaux joueurs simplement pour faire le nombre. Je veux de la qualité.

En définitive, comment jugez-vous la préparation?
Je suis satisfait de l’effort de chacun. Nous n’avons peut-être pas eu suffisamment de matches d’avant-saison (n.d.l.r.: six au total, la rencontre contre Olten ayant été annulée). Les gars sont d’autant plus affamés, ils ont hâte de commencer.

Avez-vous visionné vos adversaires?
La Chaux-de-Fonds, Ajoie, Langenthal, Thurgovie et Neuchâtel. Contrairement à la saison passée, où quelques formations avaient dominé la LNB, j’ai l’impression que cette fois, le championnat sera beaucoup plus ouvert. De notre côté, nous allons nous améliorer au cours de l’hiver. Finalement, ce qui fera la différence, c’est la vie du contingent. Quand nos blessés vont-ils revenir à la compétition?Accueillerons-nous de nouveaux renforts? Pour être compétitif sur 49 matches de qualification, à l’heure actuelle, il n’y a tout simplement pas assez de monde dans le vestiaire.

L’objectif fixé par les dirigeants est la finale le LNB. Est-ce réaliste?
Avec l’équipe à ma disposition aujourd’hui? Non, cet objectif n’est pas réaliste! /LK

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Spécial LNB 2007/08
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /2007 09:55
SUPPLEMENT HOCKEY

«Etre père est un grand privilège»

Heinz Ehlers (41 ans) apprécie sa nouvelle vie. Meneur d’hommes de profession, l’entraîneur danois du HCBienne a une arme secrète: la chaleur de sa famille.

Laurent kleisl

U
ne Saab immatriculée au Danemark se gare à quelques mètres. Heinz Ehlers s’extirpe du véhicule. La poignée de main est virile. Il est détendu. L’entraînement s’est bien déroulé. Demain soir à Langenthal, celui qui a joué dans les plus prestigieuses ligues du continent attaque sa première expérience de coach à l’étranger. Après trois saisons à succès à la bande d’AalborgIK, vice-champion du Danemark, Ehlers a un gros défi à relever dans le Seeland.

Heinz Ehlers, votre famille s’est-elle bien adaptée à sa nouvelle vie?
Elle s’est parfaitement intégrée. Ces dernières semaines, nous avons davantage visité la ville que durant les cinq mois de mon premier séjour à Bienne (n.d.l.r.: lors de la saison 1993/94 comme joueur). Mes enfants vont à l’école, ils font du hockey et du foot. On passe notre temps à les conduire à gauche et à droite! Ici, on se sent presque comme chez nous au Danemark.

Vos enfants suivent l’école en allemand. Est-ce un problème?
J’ai joué deux saisons en Autriche, puis sept années en Allemagne (n.d.l.r.: de 1995 à 2002). Mes deux aînés parlent très bien l’allemand. La cadette suit une école préparatoire avec les enfants d’autres étrangers. Elle apprend à parler la langue. Pour mes enfants, cette expérience est une excellente chose. Vraiment, ma famille est très heureuse à Bienne.

Durant votre carrière de joueur vous avez déménagé de pays en pays. Après cinq années chez vous, à Aalborg, n’a-t-il pas été trop difficile de reprendre la route?
J’avais peur que ça le soit... Pas pour moi ou mon épouse, mais pour mes enfants. Je les avais préparés, je leur avais expliqué que je n’aurais pas éternellement un travail au Danemark, que peut-être, on devrait à nouveau repartir. Quand l’opportunité de signer à Bienne s’est présentée, ils m’ont tout de suite dit: «Allons-y!»

Votre famille vous a donc soutenu dans votre choix...
Immédiatement. Bien sûr, les déménagements incessants, ce n’est pas l’idéal pour des enfants. C’est pourquoi, durant ma carrière de joueur, je suis resté cinq années à Berlin. Ma famille était très heureuse là-bas. J’ai refusé de très bonnes offres pour m’établir dans cette ville magnifique. En fait, je n’ai déménagé qu’une seule fois après une unique saison, c’était suite à mon passage à Bienne. Quand on travaille dans ce milieu, il faut être prêt à bouger pour progresser.

Dès lors, n’est-il pas difficile de trouver une certaine qualité de vie?
Notre maison, notre famille, nos amis sont au Danemark, notre vie reste là-bas. Mais je suis convaincu que nous avons quand même une excellente qualité de vie. Nous sommes à Bienne depuis six semaines: mes parents sont déjà venus nous rendre visite, ma grand-mère et ma sœur également.

Auriez-vous pu venir en Suisse seul comme le font parfois des entraîneurs étrangers?
Non, cela n’a jamais été une option. J’ai besoin de ma famille autour de moi.

Une question d’équilibre?
Tout à fait. Pourquoi avoir une famille pour ne pas vivre avec? A mon avis, quelqu’un qui n’aime pas passer du temps avec sa famille a un problème mental!

Entre vos métiers d’entraîneur et de... papa, il ne doit pas vous rester beaucoup de temps!
Etre père n’est pas un travail, c’est un grand privilège. Le hockey est peut-être mon job, mais c’est également toute ma vie. Le hockey, la famille: aujourd’hui, j’ai tout ce que je peux désirer. /LK
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Spécial LNB 2007/08
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Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /2007 10:04

SUPPLEMENT HOCKEY

Une équipe «light» pour commencer

Candidat à la LNA, le HCBienne n’a pas réalisé la campagne de transferts souhaitée. La phase de préparation n’a pas réussi à lever le voile sur la valeur réelle du champion sortant.

Laurent Kleisl

I
ls sont nombreux à avoir quitté navire. Ils sont peu à l’avoir rejoint. Gonflés à bloc après l’échec dans la course à la promotion, les Seelandais n’ont pas réussi à transformer leur volonté sur le papier. «Oui, nous avons un problème de contingent, admet le directeur sportif Kevin Schläpfer. Nous avons peut-être manqué un ou deux transferts...»

Le premier, Tassilo Schwarz, a préféré rester à Olten pour des raisons professionnelles. Le second, Deny Bärtschi, ne se voyait pas quitter Rapperswil pour descendre d’un étage. «On a tout essayé pour obtenir la signature de Bärtschi, confie le manager Daniel Villard. A un moment donné, ce n’était même plus une question d’argent. Il voulait simplement continuer sa carrière en LNA.» Finalement, c’est Fribourg Gottéron qui a décroché la timbale.

Les deux attaquants n’auraient fait que du bien à une offensive qui, pour l’heure, se résume à deux lignes. A la technique, on parle de deux acquisitions à venir. «Devant, le noyau est composé d’excellents joueurs de LNB, rétorque Schläpfer. Avec Roland Gerber et Philipp Wetzel, on aurait un bloc supplémentaire. Sans ces deux blessures...» Deux arbres qui peinent à cacher la forêt. Les ennuis de Gerber (il reprendra début 2008) et Wetzel (retour attendu dans trois semaines) n’ont fait que révéler un problème latent. «Tout le monde connaît notre stratégie, celle qui consiste à nous renforcer en cours de route, coupe Villard. L’équipe qui va commencer la saison n’est pas celle qui va la terminer.» D’accord, d’accord…

Pourtant, cette politique pourrait faire fuir les spectateurs indécis. C’est vrai, après tout. Pourquoi dépenser des sous pour suivre une équipe à moitié compétitive? Schläpfer se rebelle: «Il y a des jeunes Biennois à voir! Avec Marko Tuomainen, il y a aussi un nouvel étranger d’excellent calibre! Nos fans seront toujours là, j’en suis convaincu.» Plus pragmatique, Villard répond par les chiffres: «Par rapport à l’été passé, les ventes d’abonnements ont augmenté.» Plus de mille cartes de saison auraient déjà été écoulées.

A l’arrière, par contre, le HCB propose le gang le plus expérimenté de la ligue. Le départ de Marc Werlen a largement été compensé par l’engagement tardif de Zarley Zalapski. Devant les filets, Marco Wegmüller et Pascal Caminada peuvent chacun prétendre au poste de titulaire. «Ils seront en concurrence, ils vont se pousser vers l’avant, s’enthousiasme Schläpfer. En défense, nous sommes égaux, voire meilleurs que la saison passée. De plus, Heinz Ehlers a amené un vrai système de jeu, un hockey organisé. La situation actuelle nous permet d’introduire des jeunes. Steiner, Zigerli, Tuffet: croyez-moi, ils vont réussir des trucs cette saison! C’est en les intégrant maintenant que l’on forme les Daniel Rubin de demain.»

Sans doute. Mais pour atteindre l’objectif fixé, c’est limite. Une place dans le top-4 en qualification, la finale en play-off: du solide! «Je suis confiant, car Ehlers fait de l’excellent travail», conclut Villard. Et si le coach, cette fois, était la véritable force du HCBienne? A voir sur la longueur du championnat. /LK



Le club en raccourci

l Fondation 1939, constitué en société anonyme en 1998.

l Saison passée 2e de la saison régulière. Champion de Suisse de LNB après avoir éliminé Ajoie (4-2) en quarts de finale, Lausanne (4-1) en demi-finales et battu Viège (4-2) en finale. Défait par Langnau (4-1) en barrage de promotion/relégation.

l Patinoire Stade de Glace, 7000 places (2914 places assises).

l Budget 2007/08 3,2 millions de francs.

l Direction Andreas Blank (président du conseil d’administration), Kevin Schläpfer (directeur sportif) et Daniel Villard (manager).

l Fans-clubs Seeschwalbe, Fire-Lords, Red Youngs 05, Bully-Goal et les Barracudas.

l Sur le Web www.ehcb.ch et forum sur www.ehcbforum.com

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Spécial LNB 2007/08
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