STADE DE GLACE | Le toit de la patinoire biennoise s'effrite dangereusement
Verdict: fermé
jusqu'à nouvel avis
Vendredi, une plaque s'est décrochée du plafond du Stade de Glace. Pour des raisons de sécurité, les portes de l'enceinte resteront fermées jusqu'à nouvel avis. Les autorités veulent entendre les experts avant de se prononcer.
Laurent Kleisl
«Une décision tombera d'ici à la fin de la semaine. En attendant, le Stade de Glace restera fermé.» Directeur du CTS, Felix Frei est dans l'expectative. Hier, sur le coup de 17h, une dizaine d'experts ont scruté avec insistance le plafond du Stade de Glace. A l'endroit meurtri, un camion-nacelle a même invité un ingénieur à gratter l'objet décrépit. Des résultats de ces analyses dépend l'avenir immédiat de la patinoire biennoise. Au final, c'est la Direction des travaux publics de la Ville qui tranchera.
«Nous devons attendre l'avis de ces spécialistes avant de prendre une décision», poursuit Frei. Selon le premier diagnostic, la différence de températures de ces derniers jours a provoqué la chute d'un morceau du plafond gorgé d'humidité. «Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser la patinoire ouverte, admet Frei. Nous devons trouver une solution à court terme pour terminer la saison.»
Et si la «Nati» sauvait le Stade de Glace ?
Le CTS entend surtout mettre tout en uvre pour que le Stade de Glace puisse accueillir, le 21 avril, la rencontre internationale de hockey entre la Suisse et la Biélorussie. Après le couac de l'année dernière au Graben sierrois, où un Suisse - Suède avait été annulé faute à un problème de glace, la Ligue voudra éviter une seconde humiliation. Ainsi, à Bienne, des mesures devront être prises rapidement. Une annulation de cette rencontre priverait le HC Bienne, coorganisateur du match avec le CTS, de 10 000 fr. de rentrées. Avec une perte de plus de 100 000 fr. pour l'exercice, les hockeyeurs seelandais se passeraient bien de cette... tuile. Sans compter que les équipes juniors du club ont encore des matches à disputer.
Ainsi, le rendez-vous seelandais de la troupe à Ralph Krueger pourrait bien sauver la tête du Stade de Glace cette saison et, en passant, rendre un sacré service au CP Bienne. «Si on ferme, pour nous, c'est une catastrophe, coupe Christian Rieben, président de patineurs seelandais. Le 1er avril, notamment, six de nos filles passent des tests qualificatifs pour les prochains championnats de Suisse.»
Pour pallier la fermeture temporaire de l'arène, le CP Bienne envoie ses sirènes patiner à Saint-Imier. Ce week-end, le gala annuel de la société a dû être annulé. Financièrement, 3000 fr. se sont évaporés. «Mais c'est surtout une grosse déception pour les 120 filles qui se préparaient des chorégraphies et des costumes depuis le mois de novembre», souffle Rieben.
Une solution provisoire, comme un filet de protection, devra précéder une étude plus sérieuse du cas. «Il faudra planifier une rénovation du plafond, convient Frei. Elle devra tenir cinq à six ans, soit le temps d'amener le projet d'une nouvelle patinoire à son terme.» Où? Quelque part entre le site actuel et les Champs-de-Boujean. Son coût? Tout dépendra du luxe de l'objet. Entre 30 et 100 millions, paraît-il. Quand? «L'année dernière, on nous a parlé de la saison 2009/10», glisse Daniel Villard, le manager du HC Bienne. Patience, patience.
Le coup de gueule du président
Construit en 1973, le Stade de Glace a subi un lifting en 1994. Coût de l'opération: 7 millions. Du toit, on avait alors rafistolé la surface extérieure. Les travaux étaient prévus pour tenir entre 10 et 15 ans. Comme pour la Gurzelen, le temps est venu d'agir. «Depuis des années, tout le monde sait que ce plafond est en mauvais état, coupe Rieben. Ce qui énerve, c'est que l'on ait attendu que quelque chose en tombe pour s'en inquiéter.» Et fort, heureusement, il n'y a eu aucun blessé... L. K.
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