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Volleyball

Vendredi 17 juin 2005 5 17 /06 /2005 00:00

VOLLEYBALL| L'Association régionale Jura-Seeland (ARJS) tient ses assises annuelles ce soir à Courtételle

 

Les hommes toujours à la traîne

 

L'ARJS, c'est une affaire qui marche. Vu du vestiaire dames, le volley régional a vécu une saison riche en sensations. Chez les hom-mes, par contre... «Il y a un petit souffle», se réjouit modérément Serge Jubin.


Laurent Kleisl

 

Avec VFM et le VBC Bienne à sa tête, le volley féminin régional, c'est Roger Federer sur le gazon de Wimbledon: la perfection! Bon, à l'interne, les tensions entre les deux grands clubs et le solde du troupeau nourrissent toujours les débats de l'Assemblée annuelle des délégués de l'ARJS. C'est de bonne guerre.

 

N'empêche, une année après la saison de rêve des Biennoises, c'est au tour des Franc-Montagnardes de boucler un exercice fécond. Finalistes malheureuses de la Coupe de Suisse, médaillées de bronze en LNA, championnes de Suisse en juniors Inter A: du beau boulot! «L'équipe juniors A de VFM a réalisé ce magnifique exploit avec uniquement des joueuses formées dans la région, souligne Serge Jubin, président de la commission technique de l'ARJS. Pour moi, c'est cette performance qu'il faut mettre en évidence.» Le titre de la plus relevée des classes juniors est, il est vrai, très prisé par les grands clubs.


Pour compléter le tableau, les Inter A du VBC Bienne ont cueilli la 4e place, alors que les Inter B du Nouveau Gymnase raflaient le bronze national. «Si tous ces résultats sont remarquables, ils ne sont pas exceptionnels, coupe Jubin. Chez les dames, depuis plusieurs années, nous sommes habitués à un standing très élevé.»

 
Un frémissement dans la filière masculine

 
En comparaison, du côté des garçons, depuis plusieurs années, il n'y a plus de standing du tout! Il est bien loin le temps des vaches grasses, voire obèses. TGV-87 promu en LNA et finaliste de la Coupe de Suisse, c'était il y a 15 ans. Déjà ! Dans les années 90, Tramelan et Plateau luttaient dans l'élite, Nidau et BMV-92 en LNB, Delémont, Volleyboys Bienne, la «deux» de BMV-92 et, plus tard, VFM vivaient en 1re ligue. L'ARJS était si fière de ses mâles.

 
«Les expériences difficiles vécues par Tramelan, Bévilard-Malleray et Plateau ces dernières années n'ont pas aidé la filière masculine», analyse le président technique. Le phénomène n'est pas une AOC jurassienne. D'autres régions souffrent aussi d'un déclin au masculin. L'absence, dans la contrée, d'un club phare en LNA en serait la cause première.
 
 
La création, cette saison, d'une sélection Jura-Seeland (SAR) garçons en moins de 18 ans est un premier signe encourageant. «Il y a un petit souffle...», image Jubin, entraîneur et président du VBC Porrentruy, dont les filles viennent de fêter la promotion en 1re ligue. Il poursuit: «Cela faisait une dizaine d'années que ce genre de sélection n'existait plus dans la région. Bien qu'une prise de conscience ait eu lieu, une meilleure collaboration entre les clubs aiderait cette relève.» Entraîné par Stefan Völlmin, de Port, la SAR M18 a pris la 13e place, sur 13, des finales suisses. «Le niveau a semble-t-il été intéressant, notre sélection a surtout souffert de son manque d'expérience, indique Jubin. Une impulsion a été donnée. La majorité de ces jeunes gens veut poursuivre l'aventure.»

 
«On a endigué la crise»

 
L'hiver prochain, l'ARJS aura un championnat M19 garçons à choyer. Une petite pousse, chétive, à arroser avec amour. Quatre clubs - Plateau, Péry, La Suze et Nidau - alimentent cette relève. «J'ai l'impression que depuis deux ans, on a endigué la culbute, estime Jubin. Nous avons toujours deux équipes en 1re ligue (n.d.l.r.: Plateau et la Suze, qui prendra la place de Volleyboys) et le niveau moyen de la 2e ligue masculine, malgré le passage à 10 équipes, a sensiblement augmenté.» La FSG Courtételle, membre «historique» de 2e ligue, en a d'ailleurs fait les frais...

 
Le résumé de la situation? Dans un monde version ARJS, le volley féminin rigole avec, à sa tête, deux géants qui tirent une région dans leur sillage. Le volley masculin vivote avec, dans un horizon encore lointain, l'espoir de jours meilleurs. Dès lors, Serge Jubin est-il un président technique heureux? «Heureux.... Je dirais plutôt serein.»
Allons-y pour serein ! L. K.
 
 
Des départs d'importance en 2006
 
 
«Cette année a été très calme, la prochaine, par contre...» Président de l'ARJS - ou plutôt Swiss Volley Région Jura-Seeland -, le Biennois Rolf Kipfer attend les grands chambardements pour 2006. Dans 12 mois, deux des piliers de l'organigramme auront quitté le navire.
 
 
Président de la commission régionale d'arbitrage (CRA), l'incontournable Vincent Brêchet mettra fin à son règne au terme de la campagne 2005/06. L'enseignant de Montsevelier l'a annoncé la semaine dernière lors de l'assemblée générale de la CRA. Arbitre de ligue nationale de longue date, Vincent Brêchet atteindra, dans une année, la limite d'âge pour siffler à ce niveau. Il entend «laisser la place à quelqu'un de motivé qui pourrait ambitionner une place de cadre national», pour reprendre ses termes. «Les arbitres devront s'organiser entre eux afin de lui trouver un successeur», précise Kipfer.
 

Un autre héritage sera tout aussi difficile à négocier. Responsable des calendriers, l'Erguëlien Thierry Eggler quittera ses fonctions au printemps 2006. «Ce poste représente un très gros travail, note Kipfer. Il faut être en contact permanent avec les clubs. L'idéal serait de trouver rapidement quelqu'un afin qu'il accompagne Thierry durant la saison prochaine.» Une passation de pouvoir réussie éviterait de mettre en danger la pérennité des championnats. L'année prochaine, la caissière Magalie Moser cessera probablement de tenir les cordons de la bourse.
Ces départs annoncés restent de la musique d'avenir. Plus proche du temps présent, un nouveau membre devrait rejoindre le comité régional dès ce soir. S'il est élu, Manuel Hermann, du VBC Plateau, en deviendrait la cinquième composante. «Nous aimerions qu'il s'occupe plus particulièrement du beachvolley, note Kipfer. Nous tenons à renforcer ce secteur dans la région. Manuel a l'expérience de l'organisation du tournoi de beach de La Neuveville.»
 

2005 n'étant pas une année d'élection à l'ARJS, Kipfer et son comité - le vice-président Pablo Brenlla, la secrétaire Annelise Oberli et la caissière Magalie Moser - n'auront pas à défier le vote populaire. Quant au grand patron, il n'est pas près de laisser choir la présidence: «Quand on travaille avec des gens aussi compétents que Vincent Brêchet, Serge Jubin et Thierry Eggler, c'est vraiment agréable d'être président!» L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Volleyball
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Mercredi 22 juin 2005 3 22 /06 /2005 00:00

VOLLEYBALL | Yves Hugentobler quitte la présidence du VBC Bienne     

«Personne ne veut
s'engager pour le club»

 
Intronisé en 2001 à la présidence du VBC Bienne, Yves Hugentobler remettra son tablier vendredi lors de l'assemblée générale du club. Les candidats à sa succession ne se pressent pas au portillon.
 

Propos recueillis par Laurent Kleisl

 

- Yves Hugentobler, les quatre années que vous avez décidé de passer à la présidence arrivent à leur terme...

- J'ai donné ma démission pour le 30 juin. En 2001, à mon accession à la présidence, j'avais clairement indiqué que je ne resterais que quatre ans. J'avais d'entrée annoncé la couleur. On ne peut pas m'accuser de laisser le club en friche.

- Pour l'heure, personne n'a été déniché pour vous succéder...

- Qui sait, peut-être que quelqu'un va se manifester d'ici à vendredi. Si on ne trouve pas de président, on devrait faire comme les basketteurs du Rapid Bienne: mettre la clé sous le paillasson! (rires)

- Quel bilan tirez-vous de votre présidence ?

- Je n'ai peut-être pas tout fait juste. Et question personnalité, on ne peut pas plaire à tout le monde. D'ailleurs, ce n'est pas le but! Sportivement, grâce notamment au travail d'Eric Wermeille, toutes les équipes ont obtenu des résultats de premier ordre. Pour le reste, ça fait quatre ans qu'on cherche du monde pour soutenir le comité, quatre ans qu'on essaie d'intéresser les gens au club.

- Et...

- Personne ne veut s'engager. Les gens ne veulent plus prendre de responsabilités. Ce n'est pas seulement le problème du VBC Bienne, c'est un mal de société.

- Au VBC Bienne, comment se décline ce mal ?

- Je n'arrive pas à comprendre l'absence quasi totale d'engagement d'une bonne partie des parents pour leurs enfants. Nous mettons des entraîneurs compétents à disposition, nous fournissons des salles, nous venons même de remettre à neuf les équipements de toutes nos joueuses. Qu'avons-nous en réponse? Que les cotisations sont trop élevées, que tout cela devrait être gratuit. C'est une question d'éducation, nous vivons avec la génération du sport kleenex.

- C'est-à-dire...

- Combien de juniors quittent le club en cours de saison sans raison? Combien d'équipes se retrouvent en danger à cause de ce genre d'attitude? Dans la société actuelle, on veut tout prendre sans rien donner.

- On vous sent désenchanté...

- Je suis déçu du manque d'engagement, notamment des anciennes joueuses et des parents. On en arrive à un point où l'on se demande pourquoi organiser des manifestations si cela n'intéresse pas les membres du club. En prenant la présidence, je pensais qu'il y avait une plus grande solidarité entre les membres.

- Dans votre cas, Yves Hugentobler, pourquoi avoir investi du temps dans le volleyball ?

- Dans les années 80, lorsque j'étais joueur de curling (n.d.l.r.: il a notamment participé aux Mondiaux), on m'a beaucoup soutenu. J'ai toujours dit que je le rendrais, un jour, d'une manière ou d'une autre. Tout est parti d'une discussion avec Eric Wermeille et Pierre Soltermann, le manager d'alors.

- Auriez-vous une solution pour pallier le manque chronique d'enthousiasme qui sclérose le club?

- Ma solution? Professionnaliser le comité et, pourquoi pas, multiplier les cotisations par cinq! Plus sérieusement, j'avais proposé de rémunérer au pourcentage les personnes qui nous amèneraient des sponsors. Combien de francs avons-nous récolté? Zéro!

- Dans le domaine, ne vous étiez-vous pas approché de professionnels? Un fiasco...

- La société «By the Way» nous avait promis monts et merveilles, avant de se retirer.

- La pêche aux gros sponsors n'a jamais été le sport favori du VBC Bienne...

- A Bienne, l'horlogerie n'aide presque aucun sport. Comprenez bien que je n'accuse pas ces entreprises. Mais vous ne m'enlèverez pas de l'esprit qu'elles ont un rôle social à jouer, ne serait-ce que vis-à-vis de leurs employés.

-Comment se portent les caisses du club?

- Financièrement, en LNA, on s'est planté. Nous avons peut-être mal évalué le coût d'une équipe de ce niveau. Il faut se rappeler que nous avons fêté la promotion sur le tapis vert (n.d.l.r.: en 2001). On ne peut pas nous reprocher d'avoir essayé. Je ne crois pas que l'on ait fait des erreurs. Même des grands clubs comme le HC Bienne ont des soucis financiers.

- A combien se monte la dette?

- Il nous reste une ardoise de 50 000 fr. à effacer. Elle était encore de 80 000 fr. en début de saison (n.d.l.r.: les comptes 2004/05 sont équilibrés). Olivier Wirz (finances) et Fabrice Sahli (caissier) ont fait un gros travail auprès des créanciers. Je me fais un point d'honneur à ce que chaque franc soit remboursé. Pour cette raison, je travaillerai désormais à la recherche de sponsors avec notre commission financière. Je me sens responsable de la situation du club, même si je n'ai aucun reproche à me faire.

- Sur le plan personnel, ces années de présidence vous ont-elles été bénéfiques?

- Elles ont été très enrichissantes. Je me suis familiarisé avec les médias, dont j'ai découvert les bons et les mauvais côtés. J'ai appris à connaître les autorités politiques, j'ai touché au sport professionnel. C'est le rôle social de tout un chacun de s'investir pour le sport, ou la culture, afin de permettre aux jeunes de développer leurs qualités. De tout cœur, j'espère que des gens vont enfin s'investir pour le club.

- Franchement, vendredi, c'est certain, vous quittez vraiment la présidence du VBC Bienne ?

- Je le redis une dernière fois: oui, j'arrête ! Je l'ai promis à ma femme... (rires) L. K

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Volleyball
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Samedi 25 juin 2005 6 25 /06 /2005 00:00

VOLLEYBALL | Des surprises à l'assemblée générale des volleyeuses biennoises

Le VBC Bienne
reprend son souffle

 

Réuni hier en assemblée générale ordinaire, le VBC Bienne a vécu une soirée surréaliste. Au bord du gouffre, il n'a pas fait l'ultime pas en avant. Pourtant, il a longtemps hésité...

 

Laurent Kleisl


«Pourquoi ne pas dissoudre le club? Osons la question!» C'est Pierre Soltermann, un ancien du club, qui a mis le feu aux poudres. Le président démissionnaire Yves Hugentobler venait de décrire l'état funeste du comité. Un royaume de trous à combler. Le spectre de l'annulation de la reprise des activités en août ajoutait une couche de brume supplémentaire à ce décor de thriller. Un instant, en songeant au scénario de ce mauvais film, l'assistance s'est bloquée.

 
C'est qu'au VBC Bienne, le peuple des sociétaires est une masse étrange. Où les footballeurs rassemblent leurs anciennes gloires et leurs actifs virils, les volleyeurs de la ville réunissent une majorité de jeunes filles à peine consciente des difficultés de leur club. Hier, ce navire si particulier à gouverner n'a certes pas trouvé de capitaine. Il a pourtant senti un petit vent souffler dans ses voiles.
 
Eric Fortin manager de l'équipe de LNA
 
 
Il a suffit d'une main levée pour provoquer le déclic, pour réveiller des esprits assommés par la chaleur. «C'est bon, dit Hugues Leuzinger. Je reprends les finances.» L'homme succède à Olivier Wirz, démissionnaire du poste. Dans l'enchaînement, le Québécois Eric Fortin s'avance. Le mari de la passeuse Nancy Paradis - drôle de cumul de mandats - devient manager de l'équipe de LNA en lieu et place d'Eric Wermeille, désireux de se concentrer sur son travail de chef technique. Mieux: au secrétariat, c'est un duo détonnant qui reprend le travail de la sortante Claudia Zaniboni. Joueuses de l'équipe fanion, Sandra Senn et Nancy Paradis se sont annoncées, histoire de casser un tabou, de montrer qu'en LNA aussi, on s'inquiète de la santé du club. Bravo les filles!

 
Et le président? Et le vice-président? Et les entraîneurs manquants? Patience. L'assemblée a donné carte blanche à son comité. En clair, la nouvelle direction pourra nommer qui bon lui semble sans passer par une assemblée générale extraordinaire. A situation exceptionnelle, pouvoirs exceptionnels.
 
 
Un budget en baisse
 
 
L'autre grand chantier du VBC Bienne, c'est la couleur de ses comptes. En net redressement, ils sont passés du rouge au noir. «Nous avons réussi à stopper l'hémorragie», note Olivier Wirz, le désormais ex-responsable des finances. L'exercice 2004/05 a été bouclé avec un solde bénéficiaire de 23 169  fr. (186 089  fr. de recettes pour 162 920  fr. de charges). Au passage, le VBC Bienne a vu sa dette passer de 80 000 fr. à 47 000 fr. Ces chiffres, excellents, sont expliqués, notamment, par une diminution des dépenses de plus de 48 000 fr. par rapport l'exercice précédent. On appelle cela un régime minceur.
 
 
Dans le même ordre d'idée, le budget 2005/06 a été fixé à 150 000 fr. «Même avec de la rigueur dans le budget, la LNA, c'est possible, lance Eric Wermeille. Notre objectif sportif sera d'atteindre les play-off. Ensuite, nous entendons améliorer notre 6e rang de la saison passée et continuer à intégrer des jeunes.»
 
 
Hier, le VBC Bienne a repris son souffle. Un peu, seulement. La preuve? Aux 170 convocations postées pour l'assemblée d'hier, 63 membres ont répondu par leur présence, 20 par une excuse. «Tous les autres sont inexcusables», dira encore Yves Hugentobler. Il y a du boulot... L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Volleyball
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Lundi 3 octobre 2005 1 03 /10 /2005 00:00

VOLLEYBALL | LNA féminine

VFM dans un autre monde

En guise d'introduction à sa cinquième saison depuis son retour en LNA, Bienne a reçu une baffe de VFM. Personne ne s'en indignera.

Laurent Kleisl

En chiffres, c'est tout bête, VFM pèse le double du VBC Bienne. Les Seelandaises font avec trois étrangères, les Jurassiennes en comptent six. Pour 150 000 fr. de budget au Nouveau Gymnase, il y a 300 000 fr. à disposition à la Pépinière. Pour 50 000 fr. de dettes au bord du Lac, il y en a 100 000 aux Breuleux. Sur le terrain, pourtant, les Franc-Montagnardes ne s'éclatent pas avec des billets de «100» coincés sous leur cuissard. Malgré tout ce qui oppose les deux équipes, le volleyball reste un jeu, magnifique, avec six joueuses de chaque côté d'un filet tiré à 2m24. Dès lors, on vous fera grâce des éternels litanies sur le pouvoir de l'argent. Parlons sport!

Le contingent de VFM n'évolue pas dans le même monde que les Seelandaises. Pour tenter quelque chose, ne serait-ce que prendre un set, Bienne aurait dû présenter un volley vierge d'erreurs. «Nous avons mal joué, surtout au premier set», peste la libero Sandra Senn. Le constat de l'entraîneur Olga Shkurnova porte la froideur de l'Est: «VFM a pris du plaisir, pas nous».

Seule Polyakova...

Les Biennoises n'ont pourtant rien à se reprocher. Aucune n'a triché, toutes ont montré une envie évidente de bien faire. Il faut toutefois se rendre à l'évidence, les moyens à disposition d'Olga Shkurnova sont terriblement limités. «En plus, il nous manque de la stabilité en réception, note-t-elle. C'est d'autant plus vital que l'attaque n'est pas notre fort.» Au filet, seule l'Ukrainienne Tonya Polyakova, dans ses meilleurs moments, a pu rivaliser avec les étoiles d'en face. Sa compatriote Tanya Shechkova a séché sur le bloc jurassien.

Au total, le VBC Bienne a pris 50-75 avec l'impression terrible que VFM en a gardé sous la pédale. «Nous n'étions pas à fond, confirme sans broncher Mandy Wigger. Contre une équipe comme le VBC Bienne, il est difficile de présenter notre meilleur jeu.» Imaginez: arrivée mercredi seulement en Suisse, l'internationale péruvienne Patricia Soto, ex-Köniz, n'est même pas entrée en jeu. Au centre, Andi Vollmer a préféré la capitaine Sahra Habegger à la Brésilienne Micheli Pissinato. «A l'entraînement, explique le coach de VFM, Sahra est meilleure que Micheli. Contre Bienne, je pouvais me permettre des changements. Dans ma tête, le championnat commence réellement dans trois semaines, face à Köniz!»

Au troisième set, Vollmer sortira même la passeuse brésilienne Sylvia De Oliveira pour donner du jeu à Kristel Marbach, 17 ans. «Ce n'est pas à cause d'elle que Bienne est revenu, remarque l'Allemand. En fait, nous étions mauvais en réception.» Au VBC Bienne, les esprits doivent rester focalisés sur le troisième set. Vingt-deux minutes durant, les Seelandaises ont acquis la conviction qu'elles avaient les moyens, par bribes, de rivaliser avec les meilleures. Aux moments chauds du championnat, face à Lucerne, Wattwil et Bâle, cet enseignement pourrait valoir son pesant de points.

Ensuite, si de l'autre côté du filet s'ébat une Ludmilla Da Silva, il faut regarder et apprendre. Pétillante, souriante, bondissante, «Ludji», c'est le talent à l'état pur. On a envie de la remercier d'avoir choisi le volleyball. L. K.

VBC Bienne - VFM 0-3 (13-25 15-25 22-25)
Nouveau Gymnase. 390 spectateurs. Arbitres: Weinberger et Wiederkehr. Durée du match: 59 minutes (19', 18', 22'). Notes: les deux équipes annoncées au complet.
VBC Bienne: Baumann, Paradis, Polyakova, Schüpbach, Rey, Shechkova, Senn (libero); Schmocker.
VFM: De Oliveira, Teiceira, Habegger, Da Silva, Ryf, Wigger, Felix (libero); Marbach, Pissinato.



Une libero pas encore libérée

«Je préfère attaquer...» Elle ne se sent pas à sa place, Sandra Senn. A la Biennoise de 20 ans, son truc, c’est le smash. La mort dans l’âme, elle sue au poste de libero. Elle fait avec, elle n’a pas vraiment le choix. Son problème? Elle souffre atrocement de l’épaule droite. «Cela fait deux ans qu’elle me fait mal», souffle Sandra Senn. Ça s’en va et ça revient, chantait l’autre. Mais depuis la fin du printemps, la douleur est persistante. «Elle a réapparu en mai, lors de mes sélections en équipe nationale, confie-t-elle. Depuis trois mois, à part quelques balles à l’échauffement, je ne peux plus vraiment attaquer. Dès que je tape dans la balle, je sens mon épaule.»

Pourtant, la jolie blonde a consulté de nombreux spécialistes. Après le Dr. Biedert à Macolin, après des examens pointus passés à Zurich, c’est à Bâle que l’on se penchera, dans le courant du mois d’octobre, sur son épaule blessée. «Personne n’arrive à trouver de quoi je souffre. Même en suivant des séances de physio, j’ai toujours mal.» Pour ne rien laisser au hasard, son geste d’attaque a été décortiqué et analysé par des experts. «Ils n’ont rien trouvé», regrette-t-elle. Faute à une médecine bloquée sur le cas, Olga Shkurnova a dû se résoudre à transformer une de ses meilleures attaquantes helvétiques en libero. Le poste n’a rien d’infamant, seulement, il ne colle pas aux qualités de ce pur produit du club.

En octobre, Sandra Senn espère enfin connaître la nature de son supplice. «Peut-être que je devrai subir une opération», soupire-t-elle. La tuile serait énorme pour le VBC Bienne. L. K.

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Volleyball
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