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Inline hockey

Samedi 9 avril 2005 6 09 /04 /2005 00:00

INLINE HOCKEY | LNA: week-end tessinois pour les équipes seelandaises

Un record pour les «Nonante»
 
 

En concédant six buts en 141 secondes, dimanche dernier à Givisiez, Bienne Skater 90 a sans doute battu un record. Avant leur week-end tessinois, les témoins de cet étrange match retracent le fil des événements.


Laurent Kleisl

«Cela fait 20 ans que je gravite autour du inlinehockey, c'est la première fois que je vois ça...» Président des «Nonante», Gabriel Ponti n'en est toujours par revenu. Son explication? C'est simple: il n'en a pas ! «Il y a eu un blanc collectif, un ‹burn-out› complet. J'étais à trois mètres de notre banc. J'ai assisté pantois à la scène. Même à l'entraînement, il est difficile d'arriver à une telle performance.»

 
Plantons le décor. Dimanche dernier, BS90 attaque la nouvelle saison de LNA à Givisiez. Après la première période, les Seelandais mènent encore 2-1. Peu avant la mi-match, les Fribourgeois reviennent et prennent l'avantage. Trente minutes sont jouées, c'est 3-2 pour les patineurs locaux. Sentant son équipe se désunir, l'entraîneur biennois Dieter Lohr demande un temps mort. Il prie ses gars de resserrer la défense, de se concentrer. «Je sentais l'équipe devenir très nerveuse, admet le coach. J'ai exhorté mes joueurs à rester calmes et patients.»
 

Une poignée de secondes passent. 36'16, c'est 4-2: l'avalanche est déclenchée. «Ce 4-2 a tout foutu en l'air, peste Ponti. Il y a eu plusieurs rebonds et, en définitive, notre gardien encaisse un but à la Patrick Schöpf !» Sergio Di Sigismondo, l'expérimenté portier des «Nonante», corrobore. Cette réussite a tout changé. Vingt-sept secondes plus tard (36'43), c'est 5-2 ! «La balle me passe entre les jambes, explique Di Sigismondo. Sur le 6-2 (37'40), elle tape mon gant, mais elle entre tout de même dans la cage.» Avant d'encaisser ces trois buts, il a tenu tant qu'il a pu devant les assauts fribourgois. «Et la chance m'a quitté, poursuit le goalie. Sur une minute, ils ont eu une réussite maximale. J'avais déjà encaissé trois buts en aussi peu de temps. Mais en général, un temps mort ou un changement de gardien casse ce genre de spirale.» En général...

 

Et Givisiez accélère

 
Fou! Même l'entrée d'Hervé Marmy devant les filets n'a pas perturbé la marche des événements. «Di Sigismondo n'est pas en cause, précise Lohr. Il a même fait un très bon match. Givisiez, qui présente une équipe solide, a eu énormément d'occasions tout au long de la rencontre. Je pensais qu'en faisant entrer Marmy, il y aurait un déclic.»

 
Sentant les «Nonante» fébriles, la formation locale augmente encore le rythme. L'avalanche se transforme en cataclysme. Dix-huit secondes (37'58) après son entrée en jeu, Marmy cède déjà. C'est 7-2. Le 8e? Là encore, 18 petites secondes se sont égrainées. Le 9e? Ajoutez-en encore 21. Le compte est bon: BS 90 venait de prendre six buts en deux tours et demi de trotteuse!
 

«Que cela arrive à deux gardiens à la suite, c'est vraiment le hasard, tempère Di Sigismondo. Si nous n'avions pas changé de portiers, peut-être aurais-je aussi encaissé ces trois buts.» Au final, les Seelandais ont retrouvé leur lac avec un joli 4-11 dans les gencives. «Sans ces deux minutes, on ne perd que 4-5», rigole Di Sigismondo.
 

Débutant à la bande, l'entraîneur Dieter Lohr se souviendra longtemps de son premier match à la tête d'une équipe de LNA. «Je ne peux pas m'imaginer que cela arrive une seconde fois sourit-il. Tout est allé si vite. A chaque changement de ligne, on en prenait un! Givisiez réussissait tout. Dans de telles circonstances, on reste sans voix.»
 

Ce week-end, au Tessin, BS90 voudra oublier. Mais est-ce vraiment possible? L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Inline hockey
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Samedi 18 juin 2005 6 18 /06 /2005 00:00

INLINE HOCKEY | LNA: avant le derby Bienne Skater 90 - Bienne Seelanders

Les pros de la glace
sèment la zizanie
 
 
Le Sahligut est prêt à exploser! Sur fond de relégation, Bienne Skater 90 accueille dimanche les Seelanders (17h). Entre rivaux biennois, la différence pourrait venir des hockeyeurs nourris à la glace.

Laurent Kleisl

N'allons pas chercher midi à l'heure de la sieste. Dimanche, en fin d'après-midi, le vainqueur du derby biennois aura fait un pas important vers le maintien en LNA. Au match aller, le 12 mai, les Seelanders s'étaient fait surprendre sur leur Marais de Mâche. La p'tite note: 5-10 et un premier succès de la saison pour les «Nonante». Reto Hässig, ancien juniors-élites du HC Bienne, s'était illustré en signant trois buts pour les visiteurs.
 
Vu des Seelanders, ce genre d'engagement épisodique, en provenance du hockey sur glace, est à bannir. «C'est un choix délibéré», coupe Pierre Thai, entraîneur des «bleu et rose». «Les hockeyeurs qui s'adonnent au inline mettent la priorité sur la glace dès le mois de juillet. Ainsi, on laisse des jeunes sur la touche en début de saison avant de leur offrir un rôle de bouche-trou.»

«J'ai besoin d'eux»
 
Aux «Nonante», la problématique est abordée sous un angle diamétralement opposé. «J'ai besoin des hockeyeurs, lance tout de go Fabrice Erard, coach du BS 90. Sans ces renforts, nous n'avons pas tout à fait le niveau de LNA.» Actuellement, le club du président Gabriel Ponti s'appuie sur Reto Hässig, David Balen (tous deux de Zuchwil Regio) et Alain Reist (Lausanne, ex-LNA). «Même s'ils ne jouent qu'un demi-championnat, ils s'investissent totalement dans l'équipe, ce ne sont pas des mercenaires, reprend Fabrice Erard. D'accord, en début de saison, nos juniors font un peu bouche-trous. Mais avant de leur offrir une chance, ces jeunes progressent au contact des hockeyeurs, dont l'apport, en fin de compte, leur est bénéfique.»

Réfractaires à l'idée de puiser dans les patinoires, les Seelanders ont pourtant attaqué la saison avec trois hockeyeurs «traditionnels»: Alain Villard, Reynald De Ritz et Pascal Girard. «Nous voulons uniquement des gens qui mettent la priorité sur le inline, précise Pierre Thai. Du moment que De Ritz et Villard se sont engagés avec un club de hockey (n.d.l.r: Moutier), ils ont demandé de quitter notre équipe. Ils ont été très corrects.» C'était il y a un gros mois.

Depuis, les deux inséparables compères s'en sont allés retrouver Sébastien Kohler à La Neuveville, en 1re ligue. Quant à Pascal Girard, futur défenseur du HC Tramelan, il terminera le championnat sous le maillot des Seelanders. «Avec Pascal, il n'y a aucun problème. Il participe à tous les entraînements, et ceci même lorsque son équipe de hockey reprend du service.» Chez les «Nonante», Laurent Schwendeler (ex-Moutier) fait aussi partie de ces exceptions.

A la belle saison, de nombreuses équipes d'inline de LNA s'abreuvent de hockeyeurs. Le phénomène n'a rien de nouveau. «Cela biaise totalement le championnat», s'insurge Pierre Thai. Au BS 90, cette présence venue de la glace a surtout permis de recoller au classement après un début de saison catastrophique. «Le retour de l'entraîneur Dieter Lohr en tant que joueur y a aussi contribué», note Fabrice Erard, coach depuis que le chef a repris du service patins aux pieds.

 
Des joueurs à surveiller
 
Sur fond de lutte contre la relégation, entre des «Nonante» renforcés qui remontent la pente et des Seelanders en phase de doute, le derby de dimanche ne manquera pas de piquant. «C'est vrai, depuis quelque temps, nous avons de la peine, reconnaît Pierre Thai. Nous avons connu un bon début de saison que nous n'avons pas confirmé. Peut-être mes joueurs sont-ils devenus trop confiants?» Et d'ajouter: «Avec Hässig et Reist, BS 90 peut compter sur des défenseurs puissants au tir précis. A nous de les surveiller...»

Hier, en guise de préparation, les «Nonante» sont allés s'incliner 7-11 en banlieue delémontaine. «Comparé au derby, ce match à Rossemaison n'avait qu'une importance toute relative», dira encore Fabrice Erard. Vraiment, dimanche, le Sahligut va exploser... L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Inline hockey
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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 /10 /2006 15:15
INLINE HOCKEY | LNA: les Seelanders à un succès du sacre

L'homme par qui
le titre doit arriver


Le Marais de Mâche, son tapis de bitume, ses odeurs d'exploit. Leader charismatique des Seelanders, Emmanuel Weiss veut offrir le titre aux Biennois. Qu'importe si, en face, Rossemaison est le club qui l'a vu naître à l'art du inline.

Laurent Kleisl

Le hockey sur glace a Reto von Arx, cet artiste fou au génie méprisé. Le inline a Emmanuel Weiss (28 ans). Audacieuse, la comparaison n'est pourtant pas fortuite. Le défenseur des Seelanders est, depuis quelques années, un des meilleurs inline hockeyeurs du continent. Son transfert de Rossemaison au Marais de Mâche, l'hiver dernier, est le plus gros coup jamais réalisé dans l'histoire du inline en Suisse.

Reto von Arx? Une analogie osée. Pourtant, comme le capitaine du HC Davos, le Delémontain est le métronome de son équipe. Comme l'Emmentalois, il peut décider de l'issue d'une partie. Comme von Arx, Weiss est indésirable avec la «Nati». Un seul camp d'entraînement manqué en neuf ans, à la dernière Pentecôte, et le sélectionneur national Jacques Mabillard l'a radié de ses cadres. «J'étais à Düsseldorf avec les Seelanders, explique Weiss. J'ai tenté d'en parler avec Mabillard, sans résultat. Impossible de communiquer.»

Alors, on y va pour Reto? «Je joue en défense, rigole-t-il. Je tire davantage de Petteri Nummelin que d'Andreas Beutler.» Ça se précise. Pour coller à la réalité, on gardera le «Reto Nummelin» du inline. Car comme l'ex-défenseur finlandais de Lugano, Weiss est un abonné à la fiche de pointage. Cinquante points en phase qualificative et, surtout, un récital de classe mondiale dimanche dernier à Rossemaison.

Dix-huit saisons à Rossemaison

Lors de la première manche de la finale, Weiss a pesé de tout son talent. Résultat: 9-5 pour les Biennois, trois buts et deux passes pour leur étoile jurassienne qui, selon les experts, a présenté sa meilleure performance de la saison. «J'étais assez tendu, confie Weiss. Je suis de Rossemaison, c'est là que j'ai commencé le inline à l'âge de 10 ans. Jusqu'en 2005, j'ai joué 18 saisons consécutives au village. Dimanche, autour du terrain, il y avait toute famille, mes amis, les collègues de boulot. Je ne voulais pas me rater, alors je me suis couché sur toutes les balles. J'ai des bleus partout...»

L'ignorant pourrait prendre le héros pour une arrogante starlette au melon proéminent. Non, les fleurs viennent sans qu'il les demande. En fait, l'homme respire l'humilité. Il parle de son équipe comme d'un groupe formidable, de son entraîneur Steve Nussbaumer, l'ami de toujours, comme du principal artisan d'une saison de bonheurs. Et il n'oublie jamais d'associer tous les autres aux succès du club. «J'essaie juste d'apporter ce que je peux à mes coéquipiers.» Puis, philosophe: «Chacun est bon à un moment ou à autre».

Un match, une victoire samedi après-midi, et le titre est en poche. L'hiver dernier, pourtant, l'affaire ne semblait aussi évidente. «Mes débuts ont été difficiles. A Rossemaison, on jouait les yeux fermés. En arrivant aux Seelanders, je débarquais dans l'inconnu. J'ai dû prendre mes repères, me remettre en question. J'étais conscient qu'à Bienne, je subirais une certaine pression, que les dirigeants attendaient beaucoup de moi.»

Terminer le travail samedi

Finalement, Weiss le mercenaire, le «renfort canadien», n'a pas déçu. Il a épaté. Et il s'est épaté. «La finale, non, je ne m'y attendais pas. Je savais que l'on avait une équipe pour aller loin, mais pas jusqu'à ce niveau de jeu.» Et si demain ne signifiait pas la fin. Et si la coupe, la manche décisive, la grand finale se jouait chez lui, à Rossemaison, dans un après-midi dominical terreau d'émotions à peine imaginables. «Je n'ose même pas y penser...»

«Et puis non, on va terminer samedi!» Bien dit. L. K.



«Oui, j'ai envie de rester»

Emmanuel Weiss avec les Seelanders? C'est un petit miracle. De toute sa carrière, jamais le plus expérimenté des joueurs suisses n'avait fait la moindre infidélité à Rossemaison. L'hiver dernier, le départ pour Bienne de l'entraîneur Steve Nussbaumer, ex-coach de l'équipe nationale, a lancé la machine.

«Non, Steve ne voulait pas être celui qui me ferait quitter Rossemaison, rétorque Weiss. Le club attendait surtout de moi que j'encadre les jeunes. J'avais l'impression qu'on me poussait vers un second rôle. Je voulais voir autre chose. Et les Seelanders cherchaient un leader. Leur équipe comptait des joueurs de talent et de bons jeunes, mais il manquait un petit quelque chose.» Les copains biennois de l'équipe nationale et le chef technique Laurent Paichot ont fait le reste.

Dans le monde du inline, dont le niveau sportif peut être comparé à la 2e ligue de foot, point question d'argent. Trois fois par semaine, Weiss rejoint Bienne depuis Delémont en compagnie de Steve Nussbaumer, son coach et ami. Une modeste indemnité lui est accordée. L'année prochaine, Weiss pourrait bien continuer à «faire les courses». «Jusqu'à maintenant, dit-il, j'ai essayé de ne pas me poser la question. Mais en l'état actuel des choses, oui, j'ai envie de rester aux Seelanders. Titre ou pas titre.» Avec le titre, cela serait tout de même mieux... L. K.

Finale des play-off. Samedi 28 octobre: Bienne Seelanders - Rossemaison (15h). Ev. dimanche 29 octobre: Rossemaison - Bienne Seelanders (15h). Bienne Seelanders mène 1-0 dans la série au meilleur des 3.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Inline hockey
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Samedi 28 octobre 2006 6 28 /10 /2006 02:27
INLINE HOCKEY | Les Seelanders jouent aujourd’hui pour le titre national

La grande foule attendue à Mâche

Cet après-midi, dès 15h, les Bienne Seelanders disputeront le titre national au SHC Rossemaison. C’est la mobilisation générale dans le club cher au président Christian Clément.

Laurent Kleisl

Menant une manche à rien devant Rossemaison, les Seelanders ont l’occasion de décrocher, cet après-midi déjà, leur sixième couronne nationale. Au club, on espère secrètement que l’événement mette le feu au paisible Marais. «Le inline hockey est un sport fun, un sport spectaculaire riche en actions, affirme Christian Clément, président des Seelanders. J’aimerais tant que les Biennois se mobilisent et se déplacent pour découvrir un autre sport.» Le moniteur d’auto-école a eu un rêve, celui d’une masse enflammée de supporters soutenant ses gars. Il se lance: «Nous attendons 500 spectateurs!»

Pour s’assurer que l’atmosphère soit la plus folle possible, l’homme fort des Seelanders a mobilisé toutes les équipes que compte son club. «Des juniors aux actifs, tout le monde a été convoqué en maillot de match pour soutenir la première équipe», confie Clément. De nombreux supporters de Rossemaison sont également attendus. Des cars spéciaux ont d’ailleurs été organisés au départ du Jura. «Il y a un climat très sain entre les deux clubs, reprend Clément. C’est agréable, surtout que la demi-finale contre Courroux avait été très tendue.»

Dimanche dernier, lors de la première manche de la finale, les Biennois s’étaient imposés 9-5 sur la piste des Jurassiens. «Les apports d’Emmanuel Weiss, Luca Bigler, Fabian Rüfli et de Didier Minacci sont indéniables», commente Clément. Le dernier nommé est arrivé à la trêve estivale en droite ligne de La Tour. «Minacci, c’est lui qui a demandé pour nous rejoindre, se félicite le président. Les joueurs causent entre eux et les Seelanders peuvent en profiter.» Simple, non?

Des efforts qui paient

Sous la houlette de Steve Nussbaumer, ancien sélectionneur de l’équipe nationale, ces divers renforts se sont vite intégrés dans un groupe composé de valeur sûres – Monbaron, Valsangiacomo, Voirol – et de jeunes loups qualifiés de talentueux. «La préparation de l’hiver dernier, également, est en train de payer», souligne Yvan Voirol, joueur des Seelanders et correspondant du JdJ sur le club. «Nous avons travaillé notre physique à Macolin avec Martin Reber. Jamais nous n’avions commencé aussi tôt, en novembre déjà.» Des litres de sueur qui trouvent leur justification aujourd’hui, dans le délire d’une aventure qui pourrait se terminer par un exploit inattendu.

Une victoire, et les Seelanders décrochent la lune. Au cas où, une petite fête ne se doit-elle pas d’être préparée? «J’ai bien acheté quelques bouteilles de champagne, susurre Clément. Mais samedi, elles resteront au frais à la maison!» Superstitieux, le président? L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Inline hockey
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