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Divers sports

Vendredi 1 avril 2005 5 01 /04 /2005 00:00

PATINAGE ARTISTIQUE | Le CP Bienne signe un gros coup

 

Lambiel au secours
du Stade de Glace !

 

Le Club des patineurs de Bienne a réalisé un coup fumant. Désireux de trouver des fonds pour la rénovation du plafond du Stade de Glace, le CPB a obtenu l'accord de Stéphane Lambiel pour un gala exceptionnel.

 

Laurent Kleisl

 

Samedi 16 avril: retenez bien cette date ! Selon le programme, encore provisoire, il sera très exactement 22h11 lorsque le vainqueur des derniers Mondiaux de patinage artistique griffera la piste du Stade de Glace. «Lorsque Stéphane Lambiel m'a donné son accord, je n'ai pas tout de suite réalisé, admet Christian Rieben, président du CP Bienne. Imaginez: le champion du monde vient se produire à Bienne sans demander le moindre cachet!»

 

«Je suis vraiment très fier que mon
titre mondial puisse aider des gens
dans des projets concrets.»

 

Contacté tard hier soir, le Valaisan a lui-même confirmé l'information. «Je suis vraiment très fier que mon titre mondial puisse aider des gens dans des projets concrets, souligne Stéphane Lambiel. Si j'en suis arrivé là, c'est aussi grâce au travail de clubs comme celui de Monsieur Rieben.» Touchant, le champion.

 

Bienne doit la visite, gracieuse, du champion du monde au toit en décrépitude du Stade de Glace. Le 19 mars dernier, le CPB aurait dû y tenir son traditionnel gala annuel. Une plaque s'étant effondrée du plafond de la vétuste patinoire, le gala a été annulé et l'enceinte fermée quelques jours durant (voir le JdJ du 22 mars). «Nous ne pouvions pas tirer un trait sur autant de travail, reprend Rieben. Après la pose d'un filet au plafond, la Ville a autorisé la réouverture de la patinoire. Nous nous sommes alors décidés de très vite agender un nouveau gala. C'est là que l'idée de convier Stéphane Lambiel à notre soirée a germé.»

 

Cette invitation a un double objectif: offrir un spectacle de qualité au public seelandais et participer au financement de la rénovation du toit de l'enceinte. Le seul filet de protection a été devisé à 65 000 fr. Pour des travaux ancrés dans le long terme, plus de 250 000 fr. seront nécessaires. «Nous verserons l'intégralité du bénéfice de la soirée au fonds pour la rénovation du toit de la patinoire, observe Rieben. C'est ce qui a séduit Stéphane.»

 

De passage à Bienne en octobre dernier afin d'évoquer la saison de l'Union suisse de patinage, Lambiel s'était déjà dit «très inquiet» en remarquant l'état du plafond du Stade de Glace. Dès lors, quelques coups de fil aux personnes influentes du milieu et la nouvelle étoile mondiale du patinage artistique donnait son accord. La présence de l'ancienne championne de Suisse Nathalie Krieg dans l'organigramme du CP Bienne a, semble-t-il, pesé lourd dans la balance. Entre cracks des pistes étoilées, on ne peut que s'entendre !

 

Toujours sur la musique du Roi Arthur, Lambiel présentera à Bienne le programme libre qui l'a consacré, il y a deux semaines, à Moscou. «Cette fois, sans la pression de la compétition, j'espère bien réussir un sans-faute», rigole-t-il. Et d'ajouter avec la fougue de l'homme heureux: «Pour moi, c'est un réel plaisir de venir à Bienne pour donner de la joie à mes fans. Depuis mon retour en Suisse, je vis des instants merveilleux. Je suis fatigué, mais les gens me donnent une telle énergie. C'est fantastique! Je suis en train de faire le plein d'émotions positives avant de penser aux Jeux olympiques de Turin.»

 

«Cette fois, sans la pression de la compétition,
j'espère bien réussir un sans-faute !»

 

Afin de répondre à l'invitation du CP Bienne, Lambiel a même repoussé d'une semaine son départ au soleil. «Les vacances et les plages sablonneuses peuvent attendre», sourit l'enfant de Saxon. Pour satisfaire le plus grand nombre, une séance de dédicaces sera organisée quelques heures avant la représentation de l'artiste.

 

Histoire de limiter les frais de fonctionnement, seules les 2942 places assises que compte le Stade de Glace seront accessibles le soir du gala. La tribune sud, celle du kop du HC Bienne, ne sera pas ouverte. «Secrètement, nous espérons passer le cap des 2000 entrées», souffle Rieben. A 20 francs le fauteuil, faites les comptes !

 

A l'automne, le toit de la patinoire biennoise pourrait rivaliser de splendeur avec celui de la Gurzelen... L. K.

 

Gala du CP Bienne, samedi 16 avril dès 20h, avec la participation du champion du monde Stéphane Lambiel (20 fr. pour les adultes, 10 fr. pour les moins de 16 ans). Premières prélocations possibles par fax au 032 321 90 09 ou par email sport@journaldujura.ch


 

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Divers sports
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Vendredi 6 mai 2005 5 06 /05 /2005 00:00

VTT | La caravane de la Swisspower Cup fait halte à Bienne

La légitimation sportive des BikeDays
 

Ce week-end, entre Bienne et Macolin, la montagne et ses sentiers abrupts seront en effervescence. Troisième manche de la Swisspower Cup 2005, l'étape seelandaise n'a pas grand-chose de... seelandais.


Laurent Kleisl

 

Bienne à l'Ascension, Perrefitte à la Pentecôte: la caravane de la Swisspower Cup a investi la région pour une dizaine de jours. Sur les bords du lac, la visite de l'élite nationale du mountain-bike se faisait plutôt rare. En 12 éditions de la Coupe de Suisse de VTT, les meilleurs «bikers» ne s'étaient arrêtés qu'une seule fois dans le Seeland. C'était en 2002. Cette année, quelques cracks partis pédaler en Coupe du monde, sous le soleil de Madrid, manqueront à l'appel. Mais une bonne part de la crème nationale du «bike» fera tout de même son beurre des sentiers biennois. Jeudi soir, pas loin de 600 adeptes de tous crins avaient déjà annoncé leur participation.

 
Extra ! N'empêche, sans les BikeDays, la Swisspower Cup n'aurait jamais fait halte dans les forêts du coin. Organisée aux Prés-de-la-Rive pour la première fois en 2004, cette grande foire du vélo sous toutes ses formes a connu un succès populaire certain. Plus de 10 000 visiteurs sont attendus, ce week-end, pour la deuxième édition, dont le budget s'élève à 250 000  fr.


Un «downhill» prévu pour 2006 

 
La gestion des BikeDays appartient à Vitamind Cultivate Emotions Gmbh, une firme zougoise devenue experte dans l'organisation «d'events» plutôt «fun» et de manifestations «qui déchirent grave», pour utiliser un vocabulaire en vogue. Et Bienne dans tout ça ? La Ville de l'Avenir a l'honneur de proposer un site magnifique, celui de l'Expo.02. Les infrastructures et le savoir-faire arrivent, elles, de Suisse centrale.

 
Malgré le succès de l'édition inaugurale, il manquait une légitimation sportive aux BikeDays. «Nous ne voulions pas tout organiser d'un coup, explique Chris Köppel, coordinateur de la Swisspower Cup pour Vitamind. Nous nous sommes d'abord concentrés sur ce que nous savions faire. Et tout s'est bien passé. La deuxième étape était d'amener une vraie compétition de VTT dans le cadre des BikeDays.»

Pour 2006, le projet d'un «downhill» - la spectaculaire discipline de la descente - est en gestation. Cette envie de s'ouvrir à une compétition officielle a guidé les organisateurs zougois jusqu'à la porte de Swisspower, sponsor principal de la «Cup» et propriétaire de sa propre équipe de VTT. A sa tête, un certain Andi Seeli, ancien entraîneur national.

Dans les faits, les forces régionales ont été mises à contribution au moment de la création du parcours. De la plage de Bienne à Vigneules, en passant par la montagne de Douanne et en longeant le funiculaire: du solide. «Nous avons dessiné le tracé en équipe, reprend Chris Köppel. Nous avons fait beaucoup de repérages dans la forêt afin de bien jauger les difficultés.»


Un tracé jugé difficile et «dangereux»

 
Thomas Giger, rédacteur à Ride, magazine édité à Bienne, et Nicolas Siegenthaler, l'heureux paternel et entraîneur d'Emilie, la Biennoise championne d'Europe juniors, ont notamment participé à l'élaboration des contours de la boucle. Au final, le dessin définitif ne fait l'unanimité. «A certains endroits, cette piste est dangereuse, confie Nicolas Siegenthaler. Je ne cautionne pas la fin du parcours sur le goudron, à côté de la circulation.» L'entraîneur du Scott Allianz team a du reste refusé le poste de chef de course. «Je dois avant tout m'occuper de mon équipe», dira-t-il. Chris Köppel se défend: «Non, je ne pense pas que le tracé soit trop difficile. A Bienne, les spectateurs auront tout simplement droit à une véritable course de vélo de montagne!»

 
Sur le terrain, les membres du Biel-Bienne Bikers, le club de VTT de la ville, officieront aux abords du tracé. Puissent-ils ne pas ramasser trop de concurrents à la petite cuillère... L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Divers sports
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Samedi 7 mai 2005 6 07 /05 /2005 00:00

VTT | La Swisspower Cup est à Bienne

Emilie pédale devant sa porte
 

A la maison, devant les siens, Emilie Siegenthaler veut réussir un grand coup. Cet après-midi, le parcours de la 3e manche de la Swisspower Cup passe à 100 mètres de son logis. «Je suis dans mon jardin !»


Laurent Kleisl

Bucolique, le refuge de la famille Siegenthaler. Jeudi, sur le coup de 10h, la coquette demeure s'anime d'une cocasse frénésie. Nicolas, le papa-entraîneur, s'en va, VTT sur l'épaule. Il parle en marchant, ou marche en parlant. Difficile à dire. Il passe, vite vite, comme un courant d'air. Le stress? Il a du boulot sur le parcours, le boss. La Swisspower Cup, c'est pour samedi. Son team, le Scott Allianz, en sera.

 
Il y a Simon, le frère. Onze ans, footballeur. Une force de la nature, celui-là. Sa spécialité: distraire sa sœurette pendant les séances photos. La championne sourit, puis rigole. Le frérot, elle l'apprécie. Beaucoup. Enfin, il y a Edith, la maman, douce, chaleureuse. Affectueusement, elle s'applique à quelque travail de jardinage. Sûr, une pousse de mauvaise herbe est plus facile à attraper que sa progéniture lâchée sur un VTT.

 

Son but? «Le podium»

 

Perché sur les vertes hauteurs de Beaumont, le repaire des Siegenthaler respire la passion. C'est dans ce biotope familial que la championne d'Europe juniors trouve son terreau régénérateur. Un hectomètre, à peine, sépare l'endroit du tracé de la «Cup». «C'est très motivant, glisse Emilie Siegenthaler. Mon but est de terminer sur le podium.» Au fond d'elle-même, tout au fond, elle s'imagine devant les autres, sur la plus haute marche, samedi, après avoir avalé les 26 km au programme. «Cela dépendra de la forme du moment. Pour cette manche, je me suis entraînée le double que d'ordinaire.» Le week-end dernier, son «petit» 3e rang au Roc du Littoral, à Cornaux, est la résultante de cette préparation intensive. C'est un signe: Bienne passe avant tout.

 
A la maison, Emilie, 18 ans, pourrait fêter son premier succès en élites. C'est le but, inavoué. «Les meilleures seront à Madrid, pour la Coupe du monde, précise-t-elle. Mais il y reste Esther Süss. Elle est leader de la Coupe du monde de longue distance. Elle est très solide.» Sans oublier Nathalie Schneitter, championne du monde juniors en titre. Emilie a toutefois un avantage: «Je connais le parcours, je le trouve bien. Je serai dans mon jardin.»

A Madrid et ses sentiers planétaires, Emilie a préféré Bienne et ses forêts. «L'équipe de Suisse ne sera pas présente en Espagne. Ainsi, pour des raisons d'infrastructure, le déplacement devenait problématique. Je cours à Bienne aussi en pensant à mes sponsors.» Elle a la tête bien vissée sur les épaules, Emilie...

Chez les grandes

 
Depuis ce printemps, la gymnasienne biennoise - elle attaque ses examens de «matu» le 23 mai - pédale chez les grandes. Les juniors, c'est terminé. La transition, elle l'assume: 13e à Reinach (5e Suissesse) lors de la 1re manche de la Swisspower Cup et 49e à Spa, en Coupe du monde. Avant une crevaison fatale, elle pointait à une excellente 25e place. Entre les deux, il y a eu Buchs, pour la «Cup», avec une sale chute au bout du compte. «Parfois, je me sens trop facile techniquement. Alors, je force un peu...» Et ça casse !

 
Samedi, devant sa porte, Emilie voudra briller. En élites, elle a encore tout à prouver. Avec ses aînées, la différence se fait essentiellement sur le bagage physique. La jeunesse n'a pas que des avantages. «Il faudrait que je fasse des résultats concrets, inscrits sur le papier. Fin mai, le Coupe du monde sera à Houffalize, en Belgique, où l'ambiance est folle. Je sens bien cette course.» Sous la pluie, l'ambiance sera-t-elle aussi folle à Bienne? Des régionaux en lice, seule Emilie Siegenthaler vise l'exploit. «Attention, Joris Boillat est en forme. Il pourrait réussir quelque chose.» Le Franc-Montagnard est un candidat à la victoire, parole de spécialiste.
Il est passé 11h. Papa pédale. Maman jardine. L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Divers sports
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Lundi 23 mai 2005 1 23 /05 /2005 00:00

Escrime | Coupe du monde à Tallin

Marcel Fischer
dix-septième
 
«C'est pas super...» Un peu amer, Marcel Fischer. Dimanche en Estonie, le champion olympique et No 1 mondial à l'épée n'a pris que la 17e place du tournoi Coupe du monde de Tallin.

 
Il y a trois semaines, au Grand Prix d'Heidenheim (Allemagne), le Biennois s'était hissé au 33e rang. Pas terrible. Hier, c'est au deuxième tour qu'il s'est incliné. En face, l'Italien Mazzone. La progression est légère. «A Tallin, tout s'est joué sur une seule touche, explique Marcel Fischer, contacté hier alors qu'il attendait sa correspondance aérienne à Copenhague. Au premier tour, face au Suédois Larsson, c'était vraiment la catastrophe. J'ai très mal tiré.» Et, paradoxalement, il réussissait tout de même à s'imposer 9-8.

 
Le deuxième tour, par contre, Marcel Fischer l'a joué avec une épée plus en verve. Sans résultat toutefois. «C'était mieux, convient-il. En fait, j'ai plutôt bien tiré face à Mazzone. Dans la dernière minute, à 5-5, j'ai trop attaqué. Il a pris la touche... Tout s'est joué à ce moment-là. Bien sûr, cette 17e place est une déception. Mais en fin de compte, ce n'est pas bien grave.»

 


La méforme actuelle du champion d'Athènes s'explique toujours par sa situation professionnelle. «J'ai encore deux mois et demi de stage à l'hôpital du Bruderholz, à Bâle, note l'étudiant en médecine. Je sens que j'ai du retard dans ma préparation. J'espère pouvoir m'entraîner deux à trois fois par semaine jusqu'au tournoi de Lisbonne, au début du mois de juin. Au Portugal, mon but est de terminer dans les huit premiers.»

 

Numéro un mondial plus pour très longtemps

 
En attendant, même si la question est annexe à ses yeux, Marcel Fischer reste toujours le Roger Federer de l'épée. «Je vais perdre cette place de No 1 mondial lors des manches de Coupe du monde à l'extérieur du continent, coupe-t-il. Mais ce n'est pas très important. J'espère seulement conserver un classement dans les 16 meilleurs, ceci en vue des championnats d'Europe et des Mondiaux.» Cela semble tout à fait faisable. L. K.
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Divers sports
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