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Football

Lundi 21 mars 2005 1 21 /03 /2005 00:00

IOOTBALL | 1re ligue: l'équipe de Kurt Baumann réussit une rentrée parfaite

 

Bienne fait le
plein de confiance

 

Pour le FC Bienne, l'opération Challenge League a repris hier dans la campagne lucernoise. En dominant Schötz, les Seelandais ont fait le plein de confiance. La défense? Solide. L'offensive? Tenace. Crnogorac? Mieux qu'Adriano!

 

De Schötz
Laurent Kleisl

La boucle est bouclée. En ouverture de saison, après trois premières sorties hésitantes, le FC Bienne avait attendu de croiser Schötz pour lâcher les chevaux. La sanction, déjà, s'élevait à 3-0 un brin sévère. Depuis, les hommes de Kurt Baumann n'ont plus perdu en championnat.
 
 
Mais le bucolique Wissenhusen n'est pas la vétuste Gurzelen. A domicile, où ils ne s'étaient inclinés qu'une seule fois cette saison, les Lucernois présentent toujours ce style sans équivoque. Un football compact, tout en prudence, avec une prise de risque proche de zéro. La clé du match se trouvait être celle de leur verrou défensif. Et si Schötz, habile en contre, avait marqué le premier? Facile: à dix devant le gardien, c'est plus sympa!
 
 
L'Adriano seelandais
 
 
Dès lors, imaginez la délivrance biennoise lorsque Darko Crnogorac a trouvé le fond des filets de Martin Schwegler. «C'est le tournant du match, note l'attaquant biennois. L'ouverture de Luca Zanni est venue d'au moins 40 mètres.» Un contrôle, superbe, un extérieur du pied droit, parfait, et c'est 1-0. «Un but à la Adriano!», rigole-t-il. Qui sait, le Brésilien de l'Inter Milan l'aurait peut-être manqué, celui-là?
 
 
Cette réussite est d'autant plus précieuse qu'elle est tombée dans les premiers instants de la deuxième période. «En première mi-temps, nous avons pressé sans concrétiser, reprend l'Adriano seelandais. Au fil des minutes, cela a commencé à peser sur notre moral. Ce 1-0 nous a mis en confiance.»
 
 
Préféré à juste titre à Samuele Drakopulos - «Darko travaille à 150% à l'entraînement», dira Kurt Baumann -, Crnogorac a joué à l'image de son équipe. D'abord emprunté par la tactique adverse, ensuite gêné par un terrain lourd, «Adrianogorac» ne s'est libéré qu'à la mi-match. Le deuxième but (67e), celui de la sécurité, il y a aussi contribué. Un peu par hasard, d'ailleurs. «J'ai tenté un ciseau. Comme j'ai à peine effleuré la balle, elle est retombée à côté de moi. Reto Portmann avait suivi.» Un boulet, dans la lucarne, et c'est 2-0.
 
 
Wittl dans la tribune
 
 
Crnogorac, toujours à la recherche du bon coup, a même failli être à l'origine de la troisième réussite des siens. Alors qu'il armait une frappe devant le but vide (73e), il était séché par le capitaine lucernois Sandro Kramis. Désigné à l'exécution de la sentence, Andreas Heiniger ajustait la latte. Le même Heiniger, - Stephan Frey venait mordre le gazon - se rattrapera à la 90e. Pour la confiance, Heiniger devait réussir pour son deuxième penalty du jour, c'était le vœu du boss Baumann.
 
 
Pour la confiance, aussi, le FC Bienne devait réussir sa rentrée. C'est chose faite. Mieux que l'offensive, l'ensemble de la défensive, très rarement prise à défaut, a été impeccable. «Trois buts marqués, aucun de reçu, c'est parfait», conclut Crnogorac. La journée aurait été idéale si Charles Wittl avait pu participer à la fête. Se ressentant d'une élongation à un mollet, l'Austro-Ghanéen espère fouler la pelouse de la Gurzelen mercredi, face à Buochs. «Après avoir forcé à cause de mon retard en préparation, je n'aurais pas dû jouer contre Lausanne dimanche dernier...», soufflera-t-il.
 
 
Après tout, qu'importe. Même sans Wittl, le FC Bienne maîtrise plutôt bien son sujet. L. K.
 
 
Télégramme
Schötz - Bienne 0-3 (0-0)
Wissenhusen. - 650 spectateurs. - Arbitres: Meier. - Buts: 51e Crnogorac 0-1, 67e Reto Portmann 0-2, 90e Heiniger (penalty) 0-3. - Notes: Schötz au complet. Bienne sans Cordeiro (suspendu), Blattmann, Ferreiro Rey et Wittl (tous blessés). Heiniger botte un penalty sur la latte (73e). Avertissements à Kramis (73e, jeu dur) et Baumann (80e, jeu dur). Coups de coin: 3-3 (0-3).
Schötz: Schwegler; Moser (63e Ndong), Kramis, David Meyer, Ludin; Michael Budmiger, Joos, Peter, Stefan Budmiger; Wolf, Jäger (68e Stirnimann).
Bienne: Alain Meyer; Zanni, Oliver Portmann, Baumann, Reto Portmann; Riedwyl (65e Frey), Heiniger, Blaser, Privitelli (77e von Felten); Crnogorac, Kehrli (68e Drakopulos).
Par Laurent Kleisl - Publié dans : Football
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Mercredi 30 mars 2005 3 30 /03 /2005 00:00

EN COULISSES | 3250 spectateurs à la Gurzelen: objectif atteint

 

Surtout alimenter
l'équipe de Kuhn !

 

Comme un pot de miel attire les abeilles, une rencontre de l'équipe de Suisse des moins de 21 ans aspire les grands penseurs du ballon rond. On vous propose une petite visite guidée du «milieu».

 

Laurent Kleisl

 

La Gurzelen à la fête. Avec son toit retapé et son rassemblement de stars du foot suisse, elle avait plutôt fière allure, la tribune principale de la Gurzelen ! Avec des Claude Ryf, sélectionneur de M18, Erich Vogel, ancien manager de Zurich et Grasshoppers, et autres Ralph Zloczower, président de l'ASF, la vétuste enceinte a abrité du beau monde. Même le conseiller fédéral Samuel Schmid était du déplacement. Remarquez, le président (seelandais) de la Confédération n'a sans doute pas connu de problèmes de parking. Par contre, il est à souligner qu'il a tenu à payer son billet.

 

Un président aux anges. La scène est cocasse. Une dizaine de minutes avant le coup d'envoi de la rencontre Suisse - Chypre, alors que plusieurs centaines de spectateurs patientaient encore aux guichets de la Gurzelen, Jean-Marc Hofstetter a pris les choses en main. Le président du FC Bienne a empoigné une liasse de billets pour accélérer la vente. Au final, 3250 spectateurs ont passé la grille. «Je suis très content que nous ayons franchi le cap des 3000, sourit le chef d'orchestre. Bienne attendait une telle affiche depuis 1996. La ville et la région méritaient d'accueillir ces M21, qui se trouvent actuellement sur une très belle lancée.» Le passage de l'équipe nationale de Bernard Challandes devrait laisser un peu plus de 10 000 francs de bénéfices dans les caisses du club biennois. C'est toujours ça de pris. Surtout avec la bataille pour l'ascension en Challenge League qui pointe à l'horizon.

 

Claude Ryf à l'analyse. Spectateur attentif, Claude Ryf n'a pas manqué une miette de l'affrontement hélvetico-cypriote d'hier. Mais, plus que la victoire, logique, de l'équipe de Suisse, c'est la communion de la pyramide de formation de l'ASF qui émerveille l'entraîneur de la sélection nationale M18. «Dans ces M21, il y en a quelques-uns qui postuleront pour l'équipe A, note l'ancien entraîneur de Neuchâtel Xamax. Après avoir donné Barnetta, Senderos, Ziegler, Philipp Degen et Vonlanthen, il faudra pourtant attendre un ou deux ans avant de voir le prochain faire le grand saut. L'intégration de cette relève rend les M21 encore plus populaires.» Conséquences directes du talent des jeunes, les sélections juniors s'affaiblissent. Pour Claude Ryf, c'est un faux problème. «Le foot suisse peut s'appuyer une magnifique génération. Le but des sélections juniors est d'amener des joueurs en équipe A, pas de gagner des titres.» Reste que la troupe de Bernard Challandes manque cruellement de véritables attaquants. Non ? «Soit. Mais il serait faux de retirer Vonlanthen de l'équipe de Köbi Kuhn pour le remettre en M21. De bas en haut de la pyramide, il doit y avoir une suite logique, avec un seul objectif au bout du compte: alimenter l'équipe A.» Un concept résumé en une phrase. C'est peut-être ça, le talent d'un formateur ?

 

Steve von Bergen maté par Sedan. Loin des mondanités, posé à hauteur de terrain, l'émissaire de Sedan, ambitieux club de D2 française, noircissait des pages sous une pluie fine. Ex-assistant de Philippe Rossinelli au FC Courtételle, Eddy Houlmann n'avait d'yeux que pour Steve von Bergen, le talentueux défenseur de Neuchâtel Xamax. «C'est un joueur sous-estimé, note le Vadais. Pour ma part, je le trouve excellent. J'en ai déjà parlé favorablement à Sedan.» Et encore ? «J'apprécie les qualités de Manuel Bühler.» Remplaçant, l'attaquant du FC Sion aux origines colombiennes n'est entré en jeu qu'à la 77e minute, en lieu et place de Zambrella. L'ancien espion du FC  Troyes reprend: «A mon avis, en quittant Neuchâtel pour Grasshoppers, Bühler a perdu trois ans. Sinon, j'étais aussi venu à Bienne pour voir les Cypriotes...» Eh bien, comme le «people» de la Gurzelen, il n'a pas vu grand-chose, Eddy Houlmann... L. K.

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Football
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Samedi 30 avril 2005 6 30 /04 /2005 00:00

FOOTBALL| FC Bienne: avec Oliver Portmann

L'homme venu de la Pontaise
 

Il n'a pas encore 23 ans, Oliver Portmann. Pourtant, le défenseur du FC Bienne a déjà un vécu riche en expériences. A Lausanne, en LNA et en LNB, il s'est forgé une solide carapace.


Laurent Kleisl

 

Jules Verne aurait parlé d'un voyage initiatique, d'une aventure où le héros, naïf, juvénile, devient un homme au fil des pages. Entre 2000 et 2003, Oliver Portmann a connu ce rite de passage. Depuis Gerlafingen, depuis le FC Soleure, ce grand gars de 1m93 a mangé un pain plus noir que le charbon.

 
Il n'a que 15 ans, Oliver, lorsque les sélections nationales s'accaparent son talent. «J'ai participé à un Euro, en 1998 je crois, avec les M16 alors dirigés par Yves Debonnaire, se souvient-il. C'était en République tchèque, dans une ville qui empestait la bière.» Son regard peine à cacher une réflexion permanente. L'étudiant en psychologie a l'œil vif de celui qui observe. Il a le verbe posé de celui qui pense.

A 17 ans, déjà, Oliver Portmann connaît la LNB avec Soleure. Mais pour certain, la planète semble tourner plus vite. «Peut-être trop vite...», susurre-t-il. Il poursuit: «Pierre-Alain Schürmann entraînait Lausanne, en LNA. Il est venu me chercher pour jouer en Espoirs à la Pontaise. Je ne le savais pas encore, mais j'allais vivre la plus riche expérience de vie. Partir de chez soi à 18 ans, à 200 km de la famille, parler dans une autre langue, c'est quelque chose !»

Une lourde suspension

 
Au bord du Léman, sa vie dans l'élite commence sur un malentendu. Des agents, deux clubs, deux contrats, puis une sanction. Sèche. «J'ai été suspendu deux mois en signant au LS», confie-t-il. Au moment de s'engager, Portmann, alors mineur, était déjà sous contrat à Soleure. «J'ai été mal informé. Soleure a demandé de l'argent. A Lausanne, tout le monde devenait nerveux.» L'Association tranche et sanctionne. «Pour me défendre, j'ai dû charger mon agent, Max Urscheler.» Une référence dans le milieu.

 
L'épisode digéré, sa carrière de l'apprenti pro peut décoller. Sa première saison lausannoise - 2000/01 -, il la joue en 1re ligue, avec les Espoirs. «Je me suis blessé à une épaule. Je n'ai pas tout de suite retrouvé la forme. Puis, un dérapage m'a coûté très cher...» Un écart, dont il n'est pas très fier, et sa carrière a changé de couleur, tournant au rouge, celui de la honte.

Une soirée de trop

 
Il raconte: «C'était au printemps 2001. Avec les Espoirs, nous devions jouer contre Servette, mais le match a été annulé. Un amical contre le M17 avait été programmé à la place.» Profitant de l'aubaine, le Servettien Roger Wagner - «Un ami d'enfance» - l'appelle. «Nous sommes sortis, poursuit-il. Au milieu de la nuit, je suis tombé sur Pablo Iglesias, mon entraîneur.» Le tarif: 500 francs d'amende. «A ce prix, lui ai-je dit, je peux continuer la soirée. C'est même lui qui m'a ramené à l'aurore !» Le lendemain, devant ses coéquipiers, Oliver subira les foudres de son coach. «Il m'a cassé. C'était mon premier écart. Le seul...»

 
A l'été 2001, le LS de Radu Nunweiler lui offre tout de même un contrat de LNA. Il a 19 ans. «Mais j'avais une étiquette dans le dos», dit-il. Nous sommes à l'été 2002. Lausanne, tapis vert oblige, a chuté en LNB. L'entraîneur ? Iglesias. «Il a toujours eu le sentiment que je testais son autorité. Cette saison-là, je me suis donné à fond. Si je m'imposais avec lui, je pouvais m'imposer partout. Résultat, je n'ai presque jamais été titulaire.» L'exercice 2002/03, il le terminera à Granges. Avant de retrouver Reto, son frère, au FC Bienne. C'était la saison passée. Et la prochaine ? «C'est mon intention...»

De Lausanne, Oliver Portmann a le souvenir d'une formidable école de vie. Aussi, il en a gardé des contacts, comme Bertine Barberis. Le week-end dernier, en marge de Delémont - Bienne, il a été surpris à papoter avec l'entraîneur de Baulmes. «Non, sourit-il, je n'irai pas jouer là-bas. J'en ai assez des Vaudois !» Pour accéder à la Challenge League, pourtant, il devra bien revoir la Pontaise... L. K.

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Football
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Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /2005 00:00

FOOTBALL | 44e Coupe horlogère: Young Boys joue Trabzonspor en pensant à... Marseille

 

Oui, Hakan Yakin va jouer !

 

En ouverture de la Coupe Spengler du ballon rond, Young Boys affronte, ce soir à 20h15, les Turcs de Trabzonspor. Sur le terrain du Brühl grangeois, un certain Hakan Yakin. La star d'YB va jouer. C'est assez rare pour être signalé !

 

Laurent Kleisl

 

En entrée de tournoi, rien de tel qu'un Young Boys format européen face aux vice-champions turcs pour mettre en appétit les fans affamés de foot. En course pour un strapontin en Coupe de l'UEFA, les Bernois restent sur une victoire 4-1 obtenue, samedi à Lokeren, lors du 2e tour aller de la Coupe Intertoto. Ils s'étaient volontairement privés, pour leur voyage en Belgique, des services de leur nouvelle étoile, la diva Hakan Yakin.

 

L'international en disgrâce foulera-t-il la pelouse du Brühl ce soir? «Oui, c'est certain, Hakan Yakin jouera, affirme Marcel Hottiger, directeur sportif des Young Boys. Il souffrait d'une petite blessure aux adducteurs, c'est pour cette seule et unique raison que nous avons préféré le ménager ce week-end. Nous ne voulions prendre aucun risque.» Voilà pour la version officielle.

 

Avec l'équipe de Coupe d'Europe

 

Pour YB, avec Trabzonspor ce soir, Kaiserslautern vendredi et le match retour de la Coupe Intertoto dans l'après-midi dominical, la semaine s'annonce intense. «Mardi à Granges, nous jouerons avec l'équipe qui affrontera Lokeren dimanche, confie Hottiger. Vendredi, nous alignerons en quelque sorte notre deuxième garniture. Nous possédons un cadre assez large avec, en plus, deux ou trois joueurs à l'essai.» Et l'ancien entraîneur de Concordia Bâle d'ajouter: «Nous avons été assez actifs sur le marché des transferts afin de rajeunir l'équipe. Avec l'ouverture du nouveau stade, nous avons réfléchi à plus long terme.»

 

Young Boys a fait de l'Intertoto sa priorité de début de saison. Avec une qualification, très probable, pour le 3e tour de la compétition, l'équipe de Hans-Peter Zaugg accueillerait ni plus ni moins que l'Olympique de Marseille le samedi 16 juillet. Le cas échéant, YB demanderait une ouverture prématurée du... Stade de Suisse ! «Je dois discuter mardi avec Peter Jauch, le directeur du stade», précise Hottiger. Jauch? Un membre du conseil d'administration du club de la capitale. Ça devrait aider !

 

Pour brûler la politesse au FC Thoune

 

Au calendrier, les festivités d'inauguration du nouveau Wankdorf - un joyau de 32 000 places - sont prévues du 30 juillet au 1er août. Elles devancent de deux jours la première rencontre officielle jouée sur cette pelouse encore vierge. Le hic? L'affiche présente un certain... FC Thoune - Dynamo Kiev, match retour du 2e tour préliminaire de la Ligue des champions. Au secrétariat de la Papiermühlestrasse, cet augure n'a rien d'enivrant. YB brûlera-t-il la politesse à son bouillant voisin ? «Tout est possible...» sourit Hottiger.

 

Avec un nouveau stade et quelques jolis transferts - Yakin, Portillo, Varela, Raimondi et Schwegler notamment -, Young Boys se prépare un avenir couleur FC Bâle. C'est le but avoué. Pour l'heure, le budget oscille entre 8 et 10 millions. «Nous voulons jouer les places un à trois de Super League, admet Hottiger. Avec le nouveau stade, c'est important pour nous de présenter une équipe très compétitive. En quelque sorte, l'engagement de Hakan Yakin est un cadeau fait à nos supporters pour l'ouverture du Stade de Suisse.»

 

C'est bien connu: quand on aime, on ne compte pas ! L. K.

 

 

Un tournoi pas comme les autres

 

Vénérable institution vieille de 44 éditions, la Coupe horlogère n'est pas un tournoi comme les autres. La preuve? Pas moins de 200 supporters ont accueilli les joueurs du Trabzonspor à leur arrivée à Kloten ! L'année dernière, avec Schalke 04 dans le vestiaire réservé aujourd'hui aux stars turques, le tournoi du FC Granges avait attiré 20 000 spectateurs pour trois soirées de compétition. «Cette année, nous serions heureux avec 16 000 personnes», note Sascha Ruefer, responsable d'une organisation s'appuyant sur 293 bénévoles. Pourtant, avec le vice-champion de Turquie au programme des réjouissances, la cuvée 2005 s'annonce particulièrement relevée.

 

D'accord, pour le commun des «footeux» helvétiques, Trabzonspor ne signifie pas grand-chose. N'empêche... Fierté de Trabzon, ville de 215 000 âmes sise au sud de la mer Noire, l'équipe de Senol Gunes a pris, derrière Fenerbahce, la deuxième place du championnat de Turquie, privant ainsi le grand Galatasaray - l'ex-employeur de Hakan Yakin - de la Ligue des champions. Roi des buteurs avec ses 31 réussites, Fatih Tekke, un des cinq internationaux turcs du groupe, est membre du club select des superstars du pays. L'entraîneur Gunes n'est pas en reste. En 2002, il est devenu un héros national en amenant la Turquie, dont il était le sélectionneur, à la troisième place de la Coupe du monde en Asie.

 

Mercredi, le choc de la deuxième journée opposera Bâle, champion de Suisse en titre, au Kaiserslautern de Ciriaco Sforza. Joli, non? Vraiment, «l'Uhrencup» n'est pas un rendez-vous comme les autres. L. K.

Par Laurent Kleisl - Publié dans : Football
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