Mardi 27 décembre 2005
HOCKEY SUR GLACE | Coupe Spengler
Ces joueurs suisses
appelés en renfort
Reto Pavoni avec Sparta Prague, Olivier Keller et Sébastien Reuille sous le maillot des Eisbären Berlin: la 79e Coupe Spengler est celle des renforts à passeport helvétique.
De Davos
Laurent Kleisl
«Vous avez vu le rythme de l'entraînement ? Non, ce n'est pas des vacances !» Gardien de Genève Servette dans la vie de tous les jours, Reto Pavoni (37 ans) s'est retrouvé à Davos par un pur hasard. C'est un coup de fil de Petr Briza (41 ans), portier du Sparta, qui l'a pour la troisième fois amené dans les montagnes grisonnes. La sélection aux Mondiaux juniors du deuxième gardien praguois Marcel Schwarz a fait son bonheur. «Je connais Briza depuis 1998, reprend Pavoni, homme aux 199 sélections en équipe de Suisse. J'ai joué avec lui à Landshut, en Allemagne.» Pour deux rencontres de play-off, Pavoni avait goûté à la DEL.
Dans le cas de Sébastien Reuille (24 ans), c'est la passion qui l'a conduit à Davos. Depuis lundi, 17h45, l'attaquant luganais est un ours polaire de Berlin. «La Coupe Spengler a toujours été en rêve, explique-t-il. J'en ai parlé à Rolli Thompson, mon agent, il y a quelque temps. Il a alors pris contact avec Berlin.» La pomme n'est pas tombée bien loin de l'arbre. Gardien de Davos de 1979 à 1981, Pierre-André Reuille, le père, a joué le tournoi 1980. «Il m'a raconté l'ambiance et les choses incroyables qu'il a vécues ici. Je voulais vivre une fois cette expérience.»
Le coup de pouce du boss
Dans le vestiaire alloué aux Eisbären Berlin, Reuille a retrouvé un ancien coéquipier, un certain Olivier Keller (34 ans). Lui, c'est Ralph Krueger, celui qui boude les étoiles davosiennes, qui lui a ouvert les portes du «Temple». Convalescent depuis octobre et une triple fracture au visage, le défenseur international de Bâle a tout manqué de la préparation olympique de la «Nati». L'histoire est connue. Le sectionneur national a demandé à son assistant Peter-John Lee, le manager berlinois, d'offrir de la glace à Keller le temps de la Coupe. «Cela va être difficile, je n'ai que deux matches de LNA dans les jambes, confie le Genevois. Je dois reprendre le rythme. Et ici, il s'annonce très élevé !»
Selon les spécialistes, Keller aurait dû reprendre la pratique de son art en janvier seulement. «S'il n'y avait pas les Jeux olympiques à la clé, je ne serais pas revenu aussi vite. Je suis à Davos pour montrer à Krueger qu'il ne se trompe pas en me sélectionnant.» Cette pression, celle du coach national, Reuille ne la connaît pas. Le Vaudois n'est jamais vraiment entré dans les plans du boss. «Si Krueger ne me prend pas, c'est son choix, glisse Reuille. Mais c'est bien d'être vu dans un tel contexte. C'est assez excitant de savoir que l'on va passer quatre jours dans une équipe que l'on ne connaît absolument pas.»
Pavoni laconique
Pavoni a été le premier des renforts suisses à découvrir ses nouveaux copains. C'était hier dans la matinée. Sa pratique inaugurale ? Intense. «J'ai eu énormément de travail», glisse-t-il. Discuté aux Vernets, là où le gardien suédois Björn Bjurling s'érige désormais en concurrent, le mythe de Kloten a l'occasion d'oublier, le temps d'une semaine ensoleillée, la grisaille du quotidien. «C'est bon pour la tête», dira-t-il laconiquement. Et les instants difficiles vécus par Genève Servette? «Je regarde devant.» Point. La polémique n'a jamais été la concubine de Pavoni.
Keller et Reuille ne sont arrivés dans la station grisonne qu'à la mi-journée, mardi. Le premier a débarqué de Lausanne avec femme et enfants. Le second a fait le déplacement de Lugano. Dans l'après-midi, ils ont vécu, entre les deux parties du jour, leur premier entraînement en Berlinois. Aujourd'hui, c'est le Metallurg Magnitogorsk de Dave King qui figure au menu. «Je pars à l'aventure, sourit Keller. J'avoue avoir une petite appréhension. J'espère que je ne vais pas me faire tourner autour...» L. K.
Ces joueurs suisses
appelés en renfort
Reto Pavoni avec Sparta Prague, Olivier Keller et Sébastien Reuille sous le maillot des Eisbären Berlin: la 79e Coupe Spengler est celle des renforts à passeport helvétique.
De Davos
Laurent Kleisl
«Vous avez vu le rythme de l'entraînement ? Non, ce n'est pas des vacances !» Gardien de Genève Servette dans la vie de tous les jours, Reto Pavoni (37 ans) s'est retrouvé à Davos par un pur hasard. C'est un coup de fil de Petr Briza (41 ans), portier du Sparta, qui l'a pour la troisième fois amené dans les montagnes grisonnes. La sélection aux Mondiaux juniors du deuxième gardien praguois Marcel Schwarz a fait son bonheur. «Je connais Briza depuis 1998, reprend Pavoni, homme aux 199 sélections en équipe de Suisse. J'ai joué avec lui à Landshut, en Allemagne.» Pour deux rencontres de play-off, Pavoni avait goûté à la DEL.
Dans le cas de Sébastien Reuille (24 ans), c'est la passion qui l'a conduit à Davos. Depuis lundi, 17h45, l'attaquant luganais est un ours polaire de Berlin. «La Coupe Spengler a toujours été en rêve, explique-t-il. J'en ai parlé à Rolli Thompson, mon agent, il y a quelque temps. Il a alors pris contact avec Berlin.» La pomme n'est pas tombée bien loin de l'arbre. Gardien de Davos de 1979 à 1981, Pierre-André Reuille, le père, a joué le tournoi 1980. «Il m'a raconté l'ambiance et les choses incroyables qu'il a vécues ici. Je voulais vivre une fois cette expérience.»
Le coup de pouce du boss
Dans le vestiaire alloué aux Eisbären Berlin, Reuille a retrouvé un ancien coéquipier, un certain Olivier Keller (34 ans). Lui, c'est Ralph Krueger, celui qui boude les étoiles davosiennes, qui lui a ouvert les portes du «Temple». Convalescent depuis octobre et une triple fracture au visage, le défenseur international de Bâle a tout manqué de la préparation olympique de la «Nati». L'histoire est connue. Le sectionneur national a demandé à son assistant Peter-John Lee, le manager berlinois, d'offrir de la glace à Keller le temps de la Coupe. «Cela va être difficile, je n'ai que deux matches de LNA dans les jambes, confie le Genevois. Je dois reprendre le rythme. Et ici, il s'annonce très élevé !»
Selon les spécialistes, Keller aurait dû reprendre la pratique de son art en janvier seulement. «S'il n'y avait pas les Jeux olympiques à la clé, je ne serais pas revenu aussi vite. Je suis à Davos pour montrer à Krueger qu'il ne se trompe pas en me sélectionnant.» Cette pression, celle du coach national, Reuille ne la connaît pas. Le Vaudois n'est jamais vraiment entré dans les plans du boss. «Si Krueger ne me prend pas, c'est son choix, glisse Reuille. Mais c'est bien d'être vu dans un tel contexte. C'est assez excitant de savoir que l'on va passer quatre jours dans une équipe que l'on ne connaît absolument pas.»
Pavoni laconique
Pavoni a été le premier des renforts suisses à découvrir ses nouveaux copains. C'était hier dans la matinée. Sa pratique inaugurale ? Intense. «J'ai eu énormément de travail», glisse-t-il. Discuté aux Vernets, là où le gardien suédois Björn Bjurling s'érige désormais en concurrent, le mythe de Kloten a l'occasion d'oublier, le temps d'une semaine ensoleillée, la grisaille du quotidien. «C'est bon pour la tête», dira-t-il laconiquement. Et les instants difficiles vécus par Genève Servette? «Je regarde devant.» Point. La polémique n'a jamais été la concubine de Pavoni.
Keller et Reuille ne sont arrivés dans la station grisonne qu'à la mi-journée, mardi. Le premier a débarqué de Lausanne avec femme et enfants. Le second a fait le déplacement de Lugano. Dans l'après-midi, ils ont vécu, entre les deux parties du jour, leur premier entraînement en Berlinois. Aujourd'hui, c'est le Metallurg Magnitogorsk de Dave King qui figure au menu. «Je pars à l'aventure, sourit Keller. J'avoue avoir une petite appréhension. J'espère que je ne vais pas me faire tourner autour...» L. K.



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